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Sterilisation et ODF

Publié par Flaggada le 17/04/2010 (1055 lus)

I-INTRODUCTION




Depuis plusieurs années, on assiste à une redistribution des pathologies infectieuses, dominée par la recrudescence ou l’apparition de nouvelles maladiesvirales, et un véritable boulversement des données épidémiologiques. Il faut savoir que tout contact avec un liquide biologique contaminé est potentiellement infectant. Or on trouve dans la salive tout un ensemble de bactéries pathogènes, de virus llant de celui du SIDA à l’hépatite, en passant par celui de la grippe. Il est vrai que l’orthodontiste ne réalise pas à première vue d’actes sanglants ; mais la salive est déjà infectante et qui n’a jamais vu de gencive enflammée saigner de façon spontanée ou provoquée par notre intervention.

II-DEFINITIONS


1-Stérilisation


Destruction de tous les microbes dans un système par l’action d’agents antimicrobiens et élimination des corps microbiens. Le maintien de la stérilité est impératif d’où l’importance du conditionnement.

2-Désinfection


Opération ou résultat momentané permettant de tuer les microbes et/ou d’inactiver les virus. Les résultats sont limités aux micro-organismes présents au moment de l’opération. On considère qu’elle a lieu quand il une réduction de 105 du nombre de micro-organismes sur un matériel préalablement nettoyé.

3-Désinfectant


Produit utlisé pour la désinfection destinée aux milieux inertes.

4-Décontamination


Operation de désinfection réalisée sur les surfaces souillées et contaminées. Elle correspond à une réduction entre 102 et 104 du nombre de germes initiaux.

5-Asepsie :


Méthode de protection chimique ou physique visant à empêcher la transmission par un contact des micro-organismes.

6-Antisepsie


C’est l’opération au résultat momentané permettant, au niveau des tissus vivants dans la limite de leur tolérance, d’éliminer et de tuer les micro-organismes et/ou d’inactiver les virus en fonction des objectifs fixés. L’antisepsie combat l’infection des zones déjà contaminées.

7-Antiseptiques


Produit utilisé pour la destruction des MO des tissus vivants.

Ainsi tout acte de soin entraînant écoulement de sang, de sérosités ou contact direct ou indirect avec la salive, représente un potentiel d’infection par les germes pathogènes.

III-LES GERMES À COMBATTRE


RUNNELS classe en 3 groupes les maladies que l’on peut contracter au cabinet dentaire en 3 groupes :

G1 : toutes les maladies infectieuses classiques : Affections rhinopharyngées, intestinales, cutanées ou autres. Les maladies infantiles : rougeole, rubéole, varicelle, oreillons. GUN et lésions mycosiques Les MST : syphilis, blennorragie G2 : maladies sans lésions apparentes ou à symptomatologie frustre : La tuberculose la mononucléose infectieuse la grippe les pneumopathies l’hépatite A la maladie de Creutzfeld Jacob G3 : maladie à risque d’infection très élevé SIDA : résiste au froid et à la dessication (sang séché par exemple) résiste pas à de nombreux agents chimiques, à la chaleur (30 minutes à 56°), à l’humidité.

VHB transmission par sang, salive, sperme, sécrétions vaginales et lait maternel. Contamination possible par inhalation de la salive projetée, contact direct. Les HERPES : HSV, VZV, EBV, CMV

IV-VOIES DE CONTAMINATION


Infection possible de praticien à patient, patient à patient, patient à praticien. Les principales sources de contamination sont la main, les instruments, l’équipement, le mobilier, les vêtements, l’air.

V-MESURES A PRENDRE


1-PRATICIEN ET SON ASSISTANTE


- Vaccination

- Gants : le plus souvent en latex de préférence non poudrés (le talc peut provoquer des allergies chez les patients et le praticien) Main : élément le plus difficile à désinfecter : elle à la fois la porte d’entrée et le vecteur de l’infection.

- Lunettes

- Masques de soin et chirurgicaux, éviter les masques dits de « visiteurs »

- Tenues professionnelles : elles avoir le moins de coutures possibles, les fibres synthétiques retiennent moins les germes que le coton. Lavage à 95° ou à 60° avec une lessive désinfectante.

2-LOCAUX


Conception architecturale : séparation zones de travail / accueil accès facile salle soin /sté réduction nombre déplacement dans salle matériau facile à entretenir éviter les voilages

3-AIR


Port de blouses en matériau non disséminant limiter les mouvements renouvellement de l’air 5 minutes par heure utilisation d’appareils à filtres électrostatique ou filtre à eau climatisation :changer les filtres très souvent et utiliser un épurateur d’air en même temps car celle-ci augmente la brassage bactérien.

4-MATÉRIEL


- Fauteuil : bannir les tissus, commande au pied, Headrest entre chaque patient. Crachoir est à proscrire Aspiration : pompe à salive à proscrire, il faut une aspiration chirurgicale sèche.

- Eclairage : poignet stérilisable

- Problème de l’informatique, clavier, souris, écran

5-LES PRODUITS DE DESINFECTION


Aucun désinfectant ne peut remplacer la stérilisation Normes AFNOR : bactéricide : NF 72-150 et 72-151 fongicide : NF 72-170 et 171 virucide : NF 72-180 et 181 sporicide : NF 72-230 et 231

Choix en fonction du type d’utilisation

- Mains, le problème principal est le contrôle de la flore bactérienne qui se développe sous les gants. Il faut distinguer les produits de lavage qui sont nettoyant (sans aucune activité antiseptique), ils pourront néanmoins présenter une résistance à la contamination bactérienne, pour certains. Les solutions antiseptiques pour les mains qui n’ont généralement pas une activité aussi étendue que celle des désinfectants pour instruments. Ils sont tous bactéricides voire fongicide pour certains, mais aucun n’est sporicide. D’autre part, ils associent tous un antiseptique à un alcool en raison de la capacité d’évaporation et de nettoyage de ce dernier. Aspiration:

les désinfectants utilisés doivent répondre aux critères d’efficacité tout en ménageant les matériaux constituants l’aspiration ;ils ne doivent pas mousser. Pour ces raisons, parmi tous les produits commercialisés, les plus efficaces ont certe une action bactéricide, fongicide, virucide, mais pratiquement aucun n’a d’activité sporicide. Surfaces

Elle doit s’effectuer en 2 temps : nettoyage préalable puis désinfection

Nettoyage préalable avec une lingette ou un tissu propre imprégné d’un produit à haut pouvoir nettoyant Désinfection à l’aide d’un spray pour laisser sécher seul le produit et avoir un temps d’action prolongé.> (pis-aller car séchage a lieu avant temps d’action minimum des produits. (seul l’usage unique est réellement efficace)

En pratique : efficacité optimale avec des lingettes contenant des hypochlorites viennent ensuite les phénols

Traitements des empreintes

Détergent + désinfectant pen dant 15 ‘ Microcinol, Wash up.

Désinfection des sols

Au moins 2 fois par semaine avec produits à base d’aldéhides associés à des détergents. Sinon possibilité d’utiliser de l’eau de javel après nettoyage du sol avec un détergent. Désinfectant pour les instruments A l’heure actuelle, les produits contenant des glutaraldéhyde sont supèrieurs aux autres. Il faut s’assurer qu’ils contiennent des inhibiteurs de corrosion.

Instruments rotatifs :

La procédure est la suivante: purge des circuits d’air et eau pendant 10 sec. Décontamination externe, interne et nettoyage , lubrification, essuyage conditionnement, stérilisation et stockage. La procédure peut être partiellement ou totalement automatisée par différents systèmes : turbocid, Rotaspray, assistina(Kavo), lifetime

6-CYCLE DE STERILISATION DES INSTRUMENTS


Tous les instuments utilisés en orthodontie doivent être stérilisés sauf s’ils risquent d’être endommagés.

La chaine de stérilisation vise à réduire progresssivement le nombre de germes afin que l’étape finale de stérilisation proprement dite soit possible. Ainsi on stérilise bien ce qui est propre.

- Décontamination par trempage (minimum 15’ ) c But : décoller et émulsionner les matières organiques / réduire le nombre de germes existants / limiter les risques de contamination du personnel et de l’environnement. Produit contenant un détergent : association de tensio-actifs, et un décontaminant : aldéhides, chlohextidine, hexetidine, oxydants, produits halogénés, alcool et dérivés phénolés.

Ce bain doit être changé bi-quotidiennement afin qu’une selection de gremes resistant ne se fasse pas.

Les produits doivent répondre aux normes AFNOR 72-170/1, 72-200/1, 72-180/1

Nettoyage Il est manuel, aux US, à la machine à laver US : principe d’action est la formation demicrobulles de cavitation (nettoyantes et bactéricides) qui arrachent par succion les débris sur les instruments. La puissance ultrasonore devra être de 100 watts par litre de solution. La fréquence sera entre 35 et 45 Hertz.

Le chauffage augmente l’action des US (idéal entre 40 et 45 °C )

La sonosynergie : il s’agit d’appaeils de deuxième génération qui utlisent la conjugaison d’un nettoyage ultrasoniique et d’une action photochimique à haut pouvoir bactéricide et virucide : on parlerait au vues de certaines expertises d’action stérilisante.

Autolaveurs : machines à laver adaptées aux contraintes de désinfection. L’avantage est qu’à chaque cycle, il y a 2 vidanges de solutions de lavage. On peut traiter une grande quantité d’instruments. Le rinçage est de qualité. Le séchage a aussi lieu.

- Rinçage et séchage: A réaliser que si le cycle utilise la désinfection par US Différents procédés de stérilisation Chaleur séche : peu adaptée à l’odf car ternissement des instruments en acier inoxydable, détrempe du métal, cycle très long Chaleur séche pulsé : DENTRONIX (ormodent) et le COX (orthoval) Avantage : rapide, cycle complet (25’) refroidissement compris (7’), bonne répartition de la chaleur dans l’enceinte Chaleur humide sous pression : Autoclave est à proscrire en orthodontie pour certains auteurs pour des raisons de corrosion et émoussage des tranchants des pinces. Cependant il reste un instruments d’efficacité absolue.), electa AS 20 (Mocom) Vapeurs chimiques ou chémiclave : vapeurs d’eau(- de 15 %), d’alcool, d’acétone, de formaldéhide. Procédé respectant d’avantage les aciers en carbone, Harvey (Unident

Ondes de fréquences très élevées : stérivelox (90 sec) pas reconnu par les

Les recommandations faites au niveau national et européen mettent en avant un seul systeme de stérilisation pour les professions de santé : c’est l’autoclave

Cependant les systèmes à vapeurs chimiques type Harvey ont démontré leur efficacité et présentent des avantages évidents pour la pratique de la chirurgie dentaire et de l’orthodontie.(Haberman)

VI-CONCLUSION


Désinfection et stérilisation sont des obligations incontournables de notre profession.Il semble que la position la plus sensée soit de respecter les règles de désinfection et de stérilisation efficaces et adaptées en prenant soin que les instruments propres soit stockés hors de portés des aérosols et projections septiques sans nécessairement utiliser les sachets unitaires stériles.

Tags: sterilisation  


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