[fr]Examen clinique de l’esthétique faciale en ODF[/fr][en]Clinical exam of the facial aesthetic[/en]Publié par Flaggada le 21-04-2008 (6223 lus)Rappels :
Examen clinique de l’esthétique faciale en ODF A. Examen
statique du profil
·
Le
front : MUZJ, angle fronto-facial (150 à 160°
environ).Ses rapports avec le nez et
l’ensellure nasale contribuent fortement à l’esthétique. ·
Le
nez : -
L’arête nasale, rectiligne,
concave ou convexe, dont la longueur par rapport aux autres étages est très
importante à considérer ; -
La columelle fait
normalement avec le plan de la lèvre supérieure un angle dit naso – labial
(moyenne de 95° chez l’homme et de 100° chez la femme (adulte)). C’est un
critère esthétique orthodontique primordial, qui déterminera la position
thérapeutique de la lèvre supérieure en présence d’un décalage squelettique
sagittal des bases maxillaires. ·
Les
lèvres : Au repos, les lèvres,
séparées par la fente labiale, doivent être jointives. Leur examen doit s’effectuer
sans tension musculaire ou recouvrement forcé des incisives, fréquent en
présence d’une béance labiale due parfois à une faible hauteur de la lèvre
supérieure, car cette position labiale entraîne une appréciation erronée de la
saillie du menton et du sillon labio - mentonnier. L’inspection des lèvres
renseigne également sur : -
La présence des brides
cicatricielles, traumatismes, fistules embryologiques, séquelles naso - labiales
de fente congénitale ; -
L’importance relative des parties
cutanées et vermilllon ; -
La longueur de la lèvre
supérieure ; -
La forme du
philtrum; -
La position antéro -
postérieure des lèvres dans le profil. ·
Le sillon
labio-mentonnier : Son absence est très
préjudiciable à l’équilibre du profil. ·
Le
menton : On pourra apprécier sa
position antéro - postérieure par rapport à l’ensemble du profil. TULASNE (1987)
examine la longueur
sous-mentonnière, distance du menton au cou, qui doit être en harmonie avec
la profondeur de la face (de l’oreille à la base du nez).Pour EPKER et FISH, sa
valeur normale moyenne est de B. Examen
statique de face
1. Egalité et symétrie des
étages
Les étages frontal (du
trichion à l’ophrion), nasal (de l’ophrion au point sous-nasal) et buccal (du
point sous-nasal au point menton) doivent être égaux. Les lignes ophriaque,
bipupillaire, bicomissurale, bitraguiale et bigoniaque doivent être parallèles
entre elles et perpendiculaires au plan sagittal médian de
symétrie. 2. Proportions du
visage
L’examen du tiers supérieur
du visage, de la forme du crâne, des os frontaux et temporaux permet de révéler
des anomalies pouvant être liées à des syndromes
craniofaciaux. ·
L’équilibre facial du tiers
moyen du visage : Il se juge au
niveau : -
Des globes oculaires, par la
ligne des canthus externes et internes, et par la distance intercanthale
( -
Du nez, par l’étude de sa
forme et de sa symétrie ; -
Des joues et des aires
paranasales, observées par vue plongeante postérieure, à la recherche d’une
asymétrie antéropostérieure ; -
Des oreilles, dont le tiers
supérieur doit se projeter au-dessus d’une ligne passant par les canthus
internes et externes (VESSE, 1989). ·
L’équilibre facial du tiers
inférieur du visage : Il repose sur les lèvres et
le menton. Les commissures doivent se situer entre les limites externes des
ailes du nez et les plans bipupillaires. Le stomion doit être sur le plan sagittal
médian, à 2 ou La distance point sous-nasal
– stomion est le tiers de la hauteur de l’étage inférieur. EPKER et FISH (1986)
estiment l’esthétique satisfaisante lorsque les lèvres se touchent à peine ou
sont séparées de 2 à C. Examen
dynamique : les expressions du visage
L’examen de la dynamique
labiale au cours des différentes fonctions (phonation, déglutition, respiration)
peut révéler des troubles qui sont l’origine ou la conséquence d’un déséquilibre
facial. L’expressivité du visage doit être étudiée lors de l’examen clinique.La
mimique faciale fait intervenir les muscles peauciers ou muscles de la mimique,
qui ont des relations étroites avec la peau et la muqueuse buccale, et peu ou
pas d’insertion sur le squelette. 1. Evaluation paraclinique de
la mimique
Les moyen d’étude
paracliniques d’évaluation de la mimique sont : ·
La palpation (évaluation de
la tonicité labiale) ; ·
L’électromyographie (étude
du tonus musculaire de l’orbiculaire des lèvres,...); ·
L’enregistrement
vidéo :observation du comportement facial peaucier (JUNG,
1980) ; ·
Le scanner :
reconstruction des tissus mous pour les grandes anomalies congénitales ou
acquises (MARSH et al., 1983). 2. Le sourire
dento-labial
La qualité du sourire
confronte deux éléments esthétiques très différents: l'un dynamique, les lèvres,
l'autre statique, les dents. ·
Définitions et
classifications des sourires (ABOUCAYA, 1973): -l'attitude
neutre; -
les
pré-sourires ; -
le sourire dento-labial
franc, installé ; -le sourire poussé ou
pré-rire. BARAT (1987) :
classification à partir des rapports entre le bord libre de la lèvre supérieure
et de la ligne intercommissurale : 3 types de
sourire. JANZEN (1977) :
importance de la longueur et de l’épaisseur de la lèvre sup dans le
sourire : la qualité du sourire dépend aussi de la forme d’arcade, de la
largeur buccale, de facteurs neuromusculaires (tonus, innervation bilatérale des
commissures et de l’ensemble des muscles de la mimique). ·
Rapports dento - cutanés
verticaux : Lors du sourire, les
incisives supérieures doivent être visibles sur toute leur hauteur, et la ligne
festonnée de la gencive marginale doit être apparente. Les dents les plus dégagées
font partie du groupe incisivo - canin supérieur ; le sourire franc
découvre généralement les premières prémolaires supérieures et de façon
inconstante la seconde prémolaire et la cuspide mésiale de la première
molaire. Le bord libre des incisives
inférieures est à peine visible. La ligne des bords incisifs
et canins sup doit suivre la courbe formée par la lèvre supérieure lors du
sourire : rapport de la ligne du sourire de HUSLEY. Découvrement excessif de la
gencive attachée sup = « sourire gingival » associé à un recouvrement
des incisives sup par la lèvre inf. ·
Rapports dento - cutanés
transversaux : Le sourire, selon RICKETTS
(1982), doit faire apparaître l’égalité de la distance inter-canine et de la
largeur du nez, mesurée au niveau des crêtes alaires. Les points interincisifs
doivent se situer dans le plan sagittal médian. ·
Rapports dento - cutanés
sagittaux : L’inclinaison corono -
vestibulaire des incisives, des canines et des prémolaires supérieures est un
élément essentiel du sourire dont la perception esthétique dépend de l’épaisseur
de la lèvre supérieure, du front, du menton, des
pommettes. ·
Notions d’esthétique
dentaire : -
La
forme : Les trois formes (ovoïde,
carrée et triangulaire) doivent être en harmonie avec le caractère
psychologique, au schéma squelettique facial, à un élément du profil cutané tel
le nez (LEJOYEUX), à la forme des arcades. Le bord incisif peut être perturbé
par une perte de substance (traumatisme, bruxisme) ; -
La
taille : Elle peut donner lieu à des
malpositions ou des diastèmes en cas de DDM ou de DDD. RICKETTS détermine les
largeurs de toutes les dents par progression, à partir des dimensions des
incisives centrales mandibulaires, selon le « nombre
d’or » ; -
La
teinte : Des dents sombres,
dyschromiques, seront à reculer sensiblement (BASSIGY), alors qu’une belle
denture pourra être placée relativement en avant dans le
profil. Les faces vestibulaires
peuvent également présenter des dysplasies. -
Le
nombre : Influence des agénésies sur
la qualité du sourire. -
La
position : La dénivellation entre les
incisives centrales et latérales dépendra de leur forme et des nécessités
occlusales (guidage canin). La position de la canine est
très importante dans le concept de la ligne du sourire ( des canines pointues
seront plus acceptables chez le jeune homme). La seconde clef de l’occl
selon ANDREWS concerne l’angulation des couronnes ou tip mésio-distal : les
grands axes verticaux sont inclinés en direction mésio-occlusale, la valeur de
cette inclinaison variant avec le groupe de dents.
LW
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