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[fr]Le Guide des indications et procédures des examens radiologiques[/fr][en]X - ray indications[/en]

Publié par Flaggada le 01-01-2008 (7963 lus)

1. Objectifs et méthodes

 

1.1  Introduction

 
L'article en format original est disponible ici

Les  applications  médicales  des  rayonnements  ionisants  ont  été  un  des  facteurs essentiels des progrès de la santé depuis un siècle. L’imagerie par rayons X en particulier, est aujourd’hui  un  outil  indispensable  pour  le  diagnostic  d’un  grand  nombre  de  pathologies, l’orientation des traitements et leur suivi.
 
Ces bénéfices  indiscutables pour  les patients ne doivent pas néanmoins  faire oublier les  risques  potentiels  liés  à  l’utilisation  des  rayonnements  ionisants,  et  le  fait  que  les expositions  d’origine  médicale  constituent  la  principale  source  d’irradiation  d’origine humaine de la population. Dans ce contexte, la réduction à leur minimum des risques liés aux examens  radiologiques  (radioprotection  des  patients)  est  depuis  de  nombreuses  années  une préoccupation  des  chirurgiens-dentistes,  des  stomatologues  et  des  radiologues.  La  directive 97/43 Euratom du conseil de l’Union Européenne a fait de cette règle éthique une obligation légale.
 
La  transposition de cette directive en droit  français est aujourd’hui achevée. Dans  le cadre de son application, la Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection (DGSNR),  chargée  par  le Ministre  de  la  Santé  de  mettre  en  œuvre  la  réglementation  en radioprotection,  a  proposé  en  janvier  2004,  la  création  d’un  Comité  de  pilotage  pour  la rédaction  d’un  guide  de  prescription  et  de  réalisation  des  examens  radiologiques  en odontostomatologie.  Ce  Comité  associe  les  représentants  des  sociétés  savantes  et  des groupements  professionnels  aussi  bien  publics  que  libéraux,  ainsi  que  deux  membres  de l' HAS,  chargés  plus  spécifiquement  de  proposer  la méthode  du  consensus  d' experts  et  d' en contrôler l' application, et deux experts de l’IRSN, chargés plus spécifiquement des questions dosimétriques.
La  publication  de  ce  Guide  des  indications  et  des  procédures  des  examens radiologiques en odontostomatologie est destinée :
-  à  orienter  le  choix  du  praticien  vers  l' examen  le  plus  adapté  à  la  pathologie explorée, en l' impliquant dans le respect du principe de justification,
-  à  proposer  lors  de  la  réalisation  de  l’examen,  une  procédure  optimisée  et  des mesures de radioprotection adaptées.  
 




1.2  La radioprotection des patients dans le code de santé publique  
 
La radioprotection des patients fait partie des obligations  légales depuis  l' ordonnance
2001-270 du 28 mars 2001 qui a  transposé en droit  français  la directive 97/43 Euratom. Le
décret  d' application  2003-270  du  24 mars  2003  a modifié  le Code  de  la Santé Publique  en
introduisant  au  livre  1er,  titre  1er,  chapitre V-I,  une  section  6  relative  à  la  protection  des
personnes exposées à des rayonnements ionisants à des fins médicales ou médico-légales. Ce
texte  rend  désormais  obligatoire  pour  les  praticiens  demandant  ou  réalisant  des  examens
d' imagerie  utilisant  les  rayonnements  ionisants  l' application  des  principes  fondamentaux  de
justification
et d' optimisation.Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     8
 
   La  justification  des  actes  est  le  premier  principe  de  la  radioprotection  :  c' est
l' opération  établissant  le  bénéfice  net  d' un  examen  par  rapport  au  préjudice  potentiel  lié  à
l' exposition aux rayonnements ionisants.
   L'optimisation  des  pratiques  est  le  deuxième  principe  de  la  radioprotection.
Lorsqu' un  examen  utilisant  les  rayonnements  ionisants  est  nécessaire  (justifié),  il  doit  être
optimisé:  c' est  l' opération  permettant  d' obtenir  l' information  diagnostique  recherchée  au
moyen de la dose d' exposition la plus faible possible.
 
Pour aider  les praticiens à effectuer ces démarches de  justification et d’optimisation,
l' article R. 1333-70 du Code de la Santé Publique prévoit que “le ministre chargé de la santé
établit  et  diffuse  un  guide  de  prescription  des  actes  et  examens  courants  exposant  à  des
rayonnements  ionisants”,  et  l’article  R.  1333-71  indique  en  outre  que  « des  guides  de
procédures de réalisation des actes… sont publiés et mis en  jour en  fonction de  l’état de  la
science. »
 
La  méthode  de  travail  utilisée  pour  construire  ces  documents  est  indiquée  dans  la
réglementation :  le “Guide” est élaboré “en  liaison avec  les professionnels et en  s' appuyant
soit  sur  les  recommandations  de  pratiques  cliniques  établies  par  l' agence  nationale
d' accréditation  et  d' évaluation  en  santé  (ANAES)…  soit  sur  l' avis  concordant  d' experts”.
Enfin,  le dernier alinéa de  l' article R. 1333-70 précise qu' il doit être “périodiquement mis à
jour  en  fonction  de  l' évolution  des  techniques  et  des  pratiques”  et  faire  “l' objet  d' une
diffusion auprès des prescripteurs et réalisateurs d' actes”.
 
C’est pour répondre à ces exigences du CSP que  le Comité de pilotage a entrepris  la
rédaction  du  « Guide  des  indications  et  des  procédures  des  examens  radiologiques  en
odontostomatologie », en faisant le choix de réaliser un document unique et non deux guides
séparés,  étant  donné  le  nombre  limité  de  ces  examens  (inférieur  à  quinze).  Ce  guide  est
destiné  à  tous  les  professionnels  de  santé  habilités  à  demander  ou  à  réaliser  des  examens
d' imagerie  odonto-stomatologique.  Il  ne  s’agit  pas  d’un  document  ayant  un  caractère
opposable, mais c’est un outil essentiel pour la mise en pratique des principes de justification
des actes et d’optimisation des pratiques.  
 
1.3  La méthode du « consensus d’experts »  
 
Le Comité de pilotage a travaillé en plusieurs étapes selon la méthodologie fournie par
les  représentants de  l’HAS, qui est celle de  l’obtention d’un consensus  formalisé. Celle-ci a
été adaptée aux spécificités de la pratique française de l’odontostomatologie.
 
Phase 1 : Proposition des groupes de travail
 
Le Comité de pilotage a créé 5 groupes de travail selon différentes thématiques :
-  Justification clinique des examens en odontostomatologie.
-  Réalisation et optimisation des radiographies endo-buccales.
-  Réalisation et optimisation des radiographies exo-buccales (1er
 partie) :
panoramique dentaire, tomographies.  
-  Réalisation et optimisation des radiographies exo-buccales (2ème
 partie) :
radiographies du crâne, sialographie.
-  Réalisation et optimisation des examens scanographiques.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     9
Chaque groupe  rédactionnel était  coordonné par un  rédacteur-animateur, membre du
Comité de pilotage et pouvait  intégrer  tous  les collaborateurs nécessaires à  la  réalisation de
ses objectifs. Les représentants de l’IRSN ont plus particulièrement pris en charge les aspects
dosimétriques de l’optimisation.
 
En  prenant  comme  base  de  départ  le  document  européen  « European  guidelines  on
radiation  protection  in  dental  radiology »,  chacun  des  5  groupes  a  rédigé  une  première
version de la partie du guide correspondant à son sujet.
 
Plus précisément,  le  groupe de  travail  sur  la  justification  clinique des  examens  en
odontostomatologie  a  listé  les  items  d' entrée  et  complété  la  bibliographie  par  rapport  aux
données déjà existantes sur le document européen.  
La stratégie de recherche documentaire a compris :
-  l’interrogation de  la banque de données Medline à  l’aide des mots clés suivants,
seuls ou  combinés :  radiography,  radiation,  radiology, X-rays, dental, dentistry,
intraoral, bitewing, panoramic, cephalometric, maxilla et mandible,
-  l’identification des recommandations et conférences de consensus déjà existantes
sur 10 ans  ; des  revues systématiques de  la  littérature et des méta-analyses sur 5
ans.
Tout  document  émanant  de  propositions  du  Comité  de  pilotage,  de  la  « littérature
grise »,  ainsi  que  tout  article  commandé  à  partir  des  bibliographies  d’articles  ont  été
considérés comme des sources d’informations.
 
À la suite de cette compilation, les recommandations relatives aux indications ont été
rédigées  en  présentant  l’argumentaire  bibliographique,  selon  le  guide  méthodologique  de
l' ANAES  (HAS) :  « Analyse  de  la  littérature  et  gradation  des  recommandations ».  Cette
méthode  critique  établit  un  classement  hiérarchique  des  indications  de  l' imagerie  odonto-
stomatologique selon l' expérience clinique et la démonstration de la preuve de la performance
des  différents  examens  par  des  travaux  scientifiques  reconnus.  Ce  classement  s' appuie  sur
l' analyse des publications internationales selon une gradation scientifique.
Le grade de la recommandation est indiqué par la lettre A, B ou C.  
-  Grade  A:  preuve  scientifique  établie  (études  de  fort  niveau  de  preuve  :  par
exemple  essais  comparatifs  randomisés  de  forte  puissance  et  sans  biais majeur,
méta-analyse  d' essais  contrôlés  randomisés,  analyse  de  décision  basée  sur  des
études bien menées),
-  Grade B : présomption scientifique (études de niveau de preuve intermédiaire :
par  exemple  essais  comparatifs  randomisés  de  faible  puissance,  études
comparatives non randomisées bien menées, études de cohorte),
-  Grade C  :  faible niveau de preuve  (études  de moindre  niveau  de  preuve  :  par
exemple études cas-témoin, séries de cas).  
 
Par  ailleurs,  les  4  groupes  de  travail  en  charge  de  la  rédaction  des  procédures  ont
adopté le même plan type pour tous les examens :
-  bref  rappel  des  indications  (sous  forme  de  renvoi  au  chapitre  consacré  aux
indications),
-  définition des requis diagnostiques (critères de qualité d’image),
-  description de la procédure et paramètres techniques,
-  optimisation des doses délivrées (niveaux de référence),
-  conditions particulières.Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     10
 
Pour chacun des 13 examens sélectionnés,  les  rédacteurs ont proposé des procédures
standardisées, conformes aux bonnes pratiques, en  indiquant  les paramètres  techniques  sous
forme de « fourchettes » compatibles avec les performances des équipements actuels.  
 
Phase 2 : Validation d’une première version du guide par le Comité de pilotage
 
Les recommandations rédigées par  les groupes de  travail ont été soumises au Comité
de pilotage comportant des spécialistes de l' imagerie odontostomatologique.  
Les échanges par courrier électronique ont permis d’amender le travail initial. Chaque
version  successive  a  été  analysée  lors  des  réunions  plénières  du  Comité  de  pilotage,
commentée et les propositions de correction discutées. A la suite de chaque réunion, le groupe
rédactionnel  concerné  a  fourni  une  version  remaniée  des  recommandations  qui  prenait  en
compte les remarques des participants et les apports bibliographiques.
Cette démarche a abouti à une première version consensuelle du guide.  
 
Phase 3 : Relecture du document par des professionnels extérieurs au Comité de pilotage
 
Un groupe de  lecteurs de 65 personnes a été désigné après  sollicitation de  toutes  les
instances  professionnelles  concernées  par  le  sujet.  Ces  sociétés  ont  reçu  un  courrier  les
invitant  à  désigner  des  relecteurs.  L’ensemble  de  ceux-ci  a  été  contacté  par  courrier  pour
relecture du document final. Quarante quatre ont donné leur réponse, soit 68 % du total.
La relecture a permis :
i.  Le  vote  de  chacun  des  experts  sur  le  caractère  approprié  ou  non  des
recommandations apportées dans  le corps du  texte « indications ». Le  texte a été
subdivisé en  recommandations élémentaires pour  lesquelles un vote par cotation
de 1 (non approprié) à 9 (approprié) était demandé.
ii.  L’obtention d’un avis sur les fiches procédures était acquise en utilisant une grille
de  lecture  globale  portant  sur  le  caractère  scientifiquement  pertinent  des
informations délivrées,  la clarté de  la méthode mise en œuvre ou  la  lisibilité du
document.
iii.  L’apport de commentaires ouverts, ajoutés à  la  fiche de  lecture, à  la  fois  sur  les
indications  ou  les  procédures,  sur  tous  les  points  spécifiques  identifiés  par  les
lecteurs.
Les  retours  des  questionnaires  ont  ensuite  été  compilés  et  les  cotations  des
recommandations  sur  les  indications  des  examens  ont  été  intégrées  pour  le  calcul  des
médianes des  réponses. A  l’occasion d’une  réunion spécifique,  les  responsables des groupes
de travail ont revu l’ensemble des items pour lesquels la médiane était strictement inférieure à
7
et analysé tous les commentaires en vue de discussion et arbitrage. 
Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     11
 
Phase 4 : validation du document
 
Le  document  final  a  été  approuvé  et  validé  par  le  Comité  de  pilotage  en  séance
plénière le 11 mai 2006.
Le schéma suivant illustre l’ensemble de la méthode suivie.
 
 
 
Schéma de la méthode d’élaboration du guide des indications et
 des
procédures des examens radiologiques en odontostomatologie Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     12
2  Les indications : critères de justification clinique
 
  L’objectif de ce chapitre est :
-  d’expliciter le principe de justification,
-  de  proposer  des  recommandations,  fondées  sur  l’analyse  de  la  littérature
scientifique,  l’expérience  clinique,  concernant  les  stratégies  diagnostiques
radiologiques en odontostomatologie.
 
2.1  Principe de justification
 
Les  examens  radiologiques  ont  pour  but  la  mise  en  évidence,  la  caractérisation,
l’évaluation  lésionnelle  et  le  suivi  des  pathologies  ainsi  que  de  l’anatomie  en  tant  que  de
besoin. Ces examens impliquent une exposition des patients aux rayonnements X.
La  justification  constitue  le  premier  principe  de  base  de  la  protection  des  patients
exposés  aux  rayonnements  ionisants. La  justification  est  la  confirmation  argumentée  de
l’indication clinique et du choix de la technique d’imagerie.
 
Si  les  risques  individuels  résultant de  la  radiographie bucco-dentaire  sont  faibles, un
acte de radiodiagnostic ne peut être entrepris ou exercé que s’il est  justifié par  les avantages
qu’il  procure,  rapportés  aux  risques  individuels  inhérents  à  l’exposition  aux  rayonnements
ionisants  auxquels  il  est  susceptible  de  soumettre  la  personne.  Toute  exposition  doit  faire
l’objet  d’une  analyse  préalable  permettant  de  s’assurer  que  cette  exposition  présente  un
avantage médical direct suffisant au regard du risque qu’elle peut présenter et qu’aucune autre
technique  d’efficacité  comparable  comportant  de  moindres  risques  ou  dépourvue  d’un  tel
risque n’est disponible.
 
 
Niveau de recommandation  DE - CSP 1
 
 
 
Chaque  examen  de  radiodiagnostic  est  donc  obligatoirement  fondé  sur  l’analyse  de
l’anamnèse, des  examens cliniques du patient ou des nécessités du  traitement en cours. Les
radiographies  sans  indication  clinique  ne  sont  donc  jamais  justifiées  et  conduisent
inévitablement à une exposition superflue aux rayonnements  ionisants, en particulier  lorsque
des enfants sont concernés.
                                                 
1
 DE
: Directive Européenne, CSP : Code de la Santé Publique Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     13
 
 
Niveau de recommandation  DE - CSP
 
 
Afin  de  limiter  la  multiplication  non  appropriée  d’actes  de  radiodiagnostic,  les
praticiens doivent essayer de collecter les clichés (et/ou comptes-rendus) préalables afin de les
étudier pour, notamment, déterminer le besoin de radiographies complémentaires.
 
Si l’acte radiologique est délégué, un échange d’informations écrit doit être établi entre
le demandeur et le réalisateur. Le demandeur doit indiquer les motifs justifiant sa demande et
communiquer au réalisateur de l’acte les clichés antérieurs.
 
 
Niveau de recommandation  DE - CSP
 
 
En cas de désaccord entre le praticien demandeur et le praticien réalisateur de l’acte, la
décision appartient à ce dernier.
 
Avant  tout  acte  radiographique,  le  praticien  réalisateur  de  l’acte  a  le  devoir  de
répondre au souci d’information du patient sur les risques potentiels encourus et des bénéfices
attendus  avant  l’acte  radiologique  afin de  lever  toute  réticence  et obtenir  son  consentement
verbal.
 
 
Niveau de recommandation  DE - CSP
 
 
Un consentement écrit est nécessaire dans les cadres de protocoles de recherche et lors
des expositions médico-légales dans le respect des lois bioéthiques.
 
 
2.2  Indications cliniques des examens radiographiques
 
Le  choix  entre  différentes  techniques  revient  au  praticien  s’il  réalise  lui-même
l’examen, au spécialiste en imagerie si l’examen est délégué. Cependant des éléments d’aide à
la  décision  (recommandations,  « guidelines »)  constituent  une  aide  précieuse  au  choix  de
l’examen. 
De  tels  éléments  sont  établis  sur  la  base  d’une  parfaite 
analyse  critique  de  la Guide des indications et des procédures des
examens radiologiques en odontostomatologie.2006     14
littérature, de la performance diagnostique des techniques d’imagerie et de la prise en compte
des bénéfices et risques potentiels.
 
Les critères de sélection, pour la réalisation des examens radiographiques, reposent sur
les  conditions  cliniques  des  patients,  les  symptômes  et  antécédents,  la  zone  anatomique  à
analyser.  Ils permettent de déterminer pour quels patients  les examens  radiographiques  sont
indiqués.  Néanmoins,  les  recommandations,  ou  indications,  ne  l’emportent  pas  sur  le
jugement clinique du praticien et peuvent ne pas s’appliquer à certains patients. Les praticiens
doivent alors toujours justifier avec précision leur acte radiologique.
 
 
2.2.1  Détection des caries
 
Pour chaque patient, le risque carieux doit être évalué initialement puis lors de chaque
nouvelle  consultation.  Cette  analyse  permet  de  déterminer  l’intervalle  de  temps  minimum
nécessaire entre deux examens de radiodiagnostic.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
L’évaluation  du  risque  carieux  a  été  initialement  réalisée  chez  l’enfant  et  le  jeune
adulte.  Néanmoins,  en  l’absence  de  données  scientifiques,  les  recommandations  ont  été
extrapolées à la prise en charge des caries de l’adulte.
 
  Les caries sont des pathologies multifactorielles associées aux paramètres suivants :
-  l’existence d’anomalies dentaires,
-  les habitudes alimentaires (allaitement prolongé…),
-  les facteurs socio-éducatifs (profession, antécédents familiaux, hérédité…),
-  l’utilisation de fluor,
-  le contrôle de la plaque dentaire,
-  la salive,
-  l’histoire médicale (traitements médicaux, xérostomie…).
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     15
Combinée au  jugement clinique du praticien,  l’utilisation de ces différents  facteurs a
montré  son  efficacité  dans  la  détermination  du  risque  carieux.  L’annexe  1  propose  une
méthode d’évaluation du risque carieux.
 
En  l’absence  d’une  situation  clinique  spécifique  (restauration  large  et  profonde  qui
peut  faire  penser  à  la  possibilité  de  caries  sous-jacentes…),  les  clichés  rétrocoronaires  sont
indiqués pour la détection des caries interproximales sur les secteurs prémolo-molaires. Si une
atteinte pulpaire est suspectée, un cliché rétro-alvéolaire peut être réalisé.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
 
En  présence  d’un  risque  carieux  élevé,  les  études  soulignent  l’utilité  des  clichés
rétrocoronaires pour détecter  les caries non encore cliniquement décelables,  lors de  la visite
initiale.  Le  bénéfice  rapporté  (nombre  de  caries  détectées  radiologiquement  rapporté  au
nombre  de  caries  détectées  cliniquement)  varie  selon  les  études  de  167 %  à  800 %.  Les
contrôles radiographiques peuvent être réalisés à un intervalle minimum de 6 mois jusqu’à ce
que le risque carieux diminue.
 
 
Si le risque carieux est modéré, le bénéfice diagnostique rapporté, lors de la réalisation
de clichés rétrocoronaires initiaux, varie entre 150 % et 270 %. Un intervalle minimum de 12
mois entre deux examens radiographiques est recommandé.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
Si  le  risque  carieux  est  faible,  seuls des  clichés  rétrocoronaires  sélectifs  initiaux des
dents suspectes cliniquement doivent être réalisés. Un intervalle minimum de 12 à 18 mois en
phase de denture temporaire ou mixte et de 24 mois en phase de denture permanente doit être
appliqué. Bien évidemment, des intervalles supérieurs peuvent être utilisés si le risque carieux
reste faible.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     16
 
Des méthodes non  radiologiques d’aide  à  l’examen  clinique  lors de  la détection des
caries  (utilisation  de  séparateurs  orthodontiques,  transillumination…)  peuvent  permettre
d’affiner  le  diagnostic  sans  avoir  recours  à  des  rayonnements  ionisants.  Néanmoins,  le
bénéfice diagnostique de certaines de ces  techniques (nombre de caries détectées par chaque
méthode rapporté au nombre de caries détectées par l’examen clinique seul) nécessite encore
des évaluations cliniques.
 
2.2.2  Maladies parodontales
 
Le  diagnostic  initial  de  la  maladie  parodontale  est  d’abord  fondé  sur  un  examen
clinique approfondi, ainsi qu’ensuite, sur un certain nombre de clichés rétrocoronaires, rétro-
alvéolaires ou panoramique. De par  la nature des maladies parodontales et de  leur évolution
par  poussées,  des  clichés  radiographiques  rétrocoronaires  ou  rétro-alvéolaires  peuvent  être
nécessaires lors des visites de contrôle de ces patients.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Les  clichés  rétrocoronaires  permettent  de  détecter  les  caries  et  peuvent  être  utilisés
pour  l’analyse  des  pertes  osseuses  horizontales  légères.  Lors  d’atteintes  parodontales  plus
marquées,  les  recommandations  pour  la  réalisation  d’un  bilan  initial  varient  entre  le  choix
d’un  bilan  intra-buccal  complet  en  T.I.B2
  des  deux  arcades  et  celui  d’une  radiographie
panoramique complétée par des clichés rétro-alvéolaires judicieusement choisis. L’irradiation
induite par les deux procédures doit être évaluée individuellement par le praticien en fonction,
principalement, du nombre de  clichés  rétro-alvéolaires  réalisés  en  complément de  l’examen
panoramique et de l’information recherchée. La méthode la moins irradiante doit être retenue
(cf. annexe 4).
 
La  détection  des  lésions  parodontales  comportant  des  atteintes  inter-radiculaires  est
préférentiellement réalisée à l’aide de clichés rétro-alvéolaires.
 
                                                 
2
 Téléradiographie
Intra-Buccale Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     17
Lorsque  des  clichés  rétro-alvéolaires  sont  utilisés,  ils  doivent  être,  afin  de  pouvoir
réaliser  des  comparaisons  linéaires  ou  de  surface  du  support  osseux,  standardisés  selon  la
méthode de la T.I.B. en technique des plans parallèles.
 
L’imagerie  sectionnelle  par  rayons  X  (hors  scanner  conventionnel)  constitue  une
technique en cours d’évaluation.
 
 
2.2.3  Diagnostic endodontique
 
Les clichés rétro-alvéolaires pré-opératoires sont des examens qui permettent d’obtenir
les  informations nécessaires à  l’analyse de  l’anatomie canalaire.  Ils  fournissent, de plus, des
données  sur  l’intégrité  du  parodonte.  Les  éléments  fournis  par  cet  examen  initial  sont
susceptibles d’influer sur le plan de traitement. Ces clichés sont idéalement réalisés en T.I.B.
Sur les dents pluri-radiculées, l’estimation de la longueur de tous les canaux peut nécessiter la
réalisation de plusieurs clichés rétro-alvéolaires.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
L’utilisation  de  localisateurs  électroniques  d’apex  peut  permettre  de  diminuer  le
nombre de clichés lors de l’estimation de la longueur de travail.  
 
 
S’il  existe  un  doute  sur  l’intégrité  de  la  constriction  apicale,  une  radiographie  rétro-
alvéolaire de contrôle peut être réalisée avant l’étape d’obturation canalaire.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
 
Une  radiographie post-opératoire doit être  réalisée, à  la  suite de  l’obturation, afin de
vérifier sa qualité et de constituer une image de référence pour le suivi du patient.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     18
 
Près  de  90 %  des  dents  traitées  ayant  fait  l’objet  d’un  traitement  endodontique  ne
présentent  pas  de  signes  pathologiques  après  un  an.  L’étude  des  pics  de  disparition  ou
d’émergence  des  pathologies  apicales  chroniques  suggère  que  cet  intervalle  de  12 mois  est
suffisant pour détecter de petites lésions apicales. Des dents symptomatiques ou présentant de
larges  lésions  apicales  peuvent  nécessiter  un  contrôle  radiographique  plus  précoce  afin  de
réévaluer les options thérapeutiques.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Lors  des  traitements  endodontiques  de  dents  présentant  une  anatomie  canalaire
inhabituelle,  le recours à un examen sectionnel (avec ou sans reconstruction 3D pour  l’étude
morphologique et topographique isolée des racines) peut parfois se révéler nécessaire.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
2.2.4  Diagnostics pathologique, pré-chirurgical et traumatologique
 
L’analyse  des  pathologies  osseuses  limitées  d’origine  dentaire,  des  traumatismes
dentaires  localisés  et  les  examens  pré-chirurgicaux,  à  l’exception  de  celui  analysant  les
troisièmes molaires,  sont  préférentiellement  réalisés  à  l’aide  de  clichés  rétro-alvéolaires.  Ils
peuvent être complétés, si nécessaire, par un cliché occlusal sur film mordu afin de déterminer
les relations vestibulo-linguales de l’élément anatomique analysé. Chez l’enfant présentant un
traumatisme dentaire antérieur, un cliché dysocclusal incisif sur film mordu complète souvent
utilement le cliché rétro-alvéolaire.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
En fonction de l’analyse clinique, la localisation et l’étude des inclusions dentaires est
réalisée à l’aide de clichés rétro-alvéolaires ou du panoramique dentaire. Ceux-ci peuvent être
complétés,
pour une analyse vestibulo-linguale, par des clichés occlusaux. Si ces
derniers, de Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     19
par la position haute de l’élément inclus ou l’intrication des différents éléments dentaires, ne
permettent pas une analyse suffisante, une imagerie sectionnelle doit être réalisée.
 
L’examen pré-opératoire des troisièmes molaires, l’analyse des pathologies diffuses ou
des  traumatismes  osseux  sont  initialement  réalisés  à  l’aide  d’un  panoramique  dentaire  qui
permet  notamment  d’étudier  l’anatomie  du  canal  mandibulaire  et  la  distance  séparant  les
troisièmes molaires mandibulaires et le rebord mandibulaire.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Si  les  examens  radiographiques  conventionnels  ne  permettent  pas  d’analyser
l’intégrité  et  la  complexité  des  rapports  existant  entre  différents  éléments  anatomiques  ou
entre  une  pathologie  et  les  organes  voisins,  un  examen  d’imagerie  sectionnelle  peut  être
réalisé.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Avant radiothérapie ou chimiothérapie, la mise en état bucco-dentaire est réalisée avec
l’aide  d’une  radiographie  panoramique  qui  complète  l' examen  clinique  et  renseigne  sur  la
présence  de  dents  incluses,  de  racines  ou  de  kystes  résiduels  et  la  valeur  des  traitements
endodontiques.  Des  radiographies  rétro-alvéolaires  peuvent  permettre  d' affiner  l' examen
panoramique.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Chez  l' enfant  devant  subir  une  radiothérapie  ou  une  chimiothérapie,  les  examens
précités peuvent être complétés par des  téléradiographies de  face et de profil, avec analyses
céphalométriques, afin de surveiller les éléments de croissance.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     20
 
Après  radiothérapie  ou  chimiothérapie,  la  consultation  dentaire  s' effectue  au même
rythme que la surveillance médicale, en général tous les 3 mois pendant 1 an, puis tous les 6
mois  pendant  2  à  3  ans,  puis  tous  les  ans. En  pratique,  un  examen  panoramique  peut  être
réalisé  tous  les 6 mois  la 1ère
 année puis  tous  les ans après, afin de rechercher des signes de
lésions infectieuses et de dystrophie osseuse (premiers signes de l' ostéoradionécrose).
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Avant chirurgie valvulaire, un bilan d' imagerie dentaire complet doit être réalisé.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
En  règle  générale,  pour  toute  recherche  de  foyer  infectieux,  dans  le  cadre  d’une
pathologie  générale ou  avant un  acte  chirurgical, un bilan d’imagerie dentaire  complet  sera
réalisé.
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
 
2.2.5  Diagnostic implantaire
 
Les  examens  radiographiques  sont  indispensables  pour  l’évaluation  des  conditions
pré-implantaires ainsi que pour le suivi de l’ostéo-intégration.  
Le  choix  des  examens  radiographiques  dépend  de  l’étape  de  traitement,  du  nombre
d’implants envisagé, de leurs positions ainsi que de la nécessité, ou non, d’une greffe osseuse.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     21
Les objectifs de l’examen radiologique pré-implantaire sont :
-  l’analyse des dimensions vestibulo-linguale et verticale des procès alvéolaires et à
égale importance l’inclinaison des procès alvéolaires,
-  l’analyse  de  la  qualité  osseuse,  notamment  la  densité  de  l’os  trabéculaire,
l’intégrité et l’épaisseur des corticales,
-  l’analyse  des  anatomies  osseuses  atypiques,  crêtes  en  lames  de  couteaux,
localisation  de  la  fosse  sous-mandibulaire,  anomalie  de  développement,
irrégularités post-extractionnelles…
-  la détection de pathologies et des racines résiduelles,
-  la  localisation  exacte  de  certains  éléments  anatomiques  « critiques »  (sinus
maxillaire,  canal  mandibulaire,  foramina  mentonniers,  canal  et,  pour  certains,
foramen incisif…),
-  le report sur le site osseux du planning.
 
Un examen radiologique dans le cadre d’un traitement implantaire peut être réalisé :  
-  en  pré-opératoire  dans  le  cadre  de  la  sélection  du  patient  et  de  la  stratégie
opératoire,
-  en per-opératoire pour vérifier la précision d’un forage par rapport à des éléments
anatomiques à éviter. Dans ce cas, seule la T.I.B. est envisageable,
-  en  post-opératoire,  un  contrôle  rétro-alvéolaire,  avant  mise  en  charge,  permet
d’évaluer l’ostéo-intégration. L’intervalle des contrôles suivant varie de un à trois
ans. En présence d’un symptôme, des contrôles plus fréquents peuvent être réalisé
dans  le  respect  du  principe  de  justification. En  cas  de  complications  (infections
des cavités nasales, sinusiennes potentiellement ou altération nerveuse en relation
avec un implant…) l’imagerie sectionnelle est envisageable.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Pour assurer la qualité des informations fournies, les examens radiographiques doivent
être pratiqués par des équipes régulièrement formées à ces techniques et possédant un matériel
régulièrement entretenu selon  les différentes recommandations et mis à  jour.  Ils doivent être
pratiqué  par  un  chirurgien-dentiste,  un  stomatologiste  ou  par  un  radiologue.  Lorsqu’un
examen 
est  délégué  à  un  radiologue,  le  chirurgien-dentiste  doit 
communiquer  à  celui-ci  les Guide des indications et des procédures
des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     22
informations relatives au traitement, sous forme, par exemple d’un guide radiologique que le
patient portera lors de l’acquisition radiographique.
 
L’examen  standard  permet  l’appréciation  mésio-distale  du  site  implantaire,  la
confirmation de l’absence de lésions ou de racines résiduelles.  Pour les autres objectifs de la
radiographie préopératoire, il n’apporte que des réponses partielles.
 
En  cas  de  site  implantaire  unique,  un  cliché  rétro-alvéolaire  sera  fait  en  première
intention.  Il doit être réalisé en T.I.B.. La standardisation des clichés à  l’aide d’un dispositif
porte-film  permet  des  comparaisons  longitudinales  lors  du  contrôle  post-opératoire.  Le
filetage de certains implants permet un étalonnage des mesures.
 
En  cas  de  sites  multiples  un  cliché  panoramique  dentaire  sera  réalisé  en  première
intention  car  elle  offre  une  vision  des  deux  arcades  et  permet  une  sélection  des  patients
pouvant  bénéficier  avec  profit  d’un  examen  par  imagerie  sectionnelle  dans  leur  état
anatomique  présent.  Cette  modalité  radiologique  présente  des  facteurs  de  grandissement
variables selon les constructeurs, la forme du visage et la position du patient et la région dans
l’image. Elle sera complétée par des T.I.B. lorsque l’on a besoin de plus de détails notamment
lorsque  le  panoramique  décèle  une  structure  non-identifiée  ou  une  lésion  dans  la  région
implantable.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Afin  d’assurer  la mise  en  correspondance  du  projet  prothétique  avec  l’anatomie  du
patient,  les  sites  implantaires  sont  identifiés  par  un  guide  radiologique  incluant  des  index
radio-opaques  (marqueurs  calibrés  en  gutta-percha,  titane,  carbone…)  chez  les  patients
présentant de larges édentements.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
L’imagerie  sectionnelle  n’est  jamais  réalisée  en  première  intention.  Si  pour  le
traitement 
du  maxillaire  totalement  édenté  l’utilisation  de  l’imagerie 
sectionnelle  est Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     23
fortement recommandée en association avec un guide radiologique, pour les autres situations
cliniques, la décision doit être basée sur une nécessité clairement définie par le praticien.
 
A  l’exception  du  scanner  à  rayons X  et  des  tomographies  spiralées  et  volumiques  à
faisceau conique traitées numériquement, toutes les techniques radiographiques présentent un
grandissement.  Le  facteur  de  grandissement  peut  être  contrôlé,  notamment  à  partir  de
l’utilisation d’un objet étalon placé dans le même plan que l’arcade dentaire.
 
L’imagerie  sectionnelle  peut  être  réalisée  à  l’aide  des  fonctions  tomographiques  de
certains  panoramiques  dentaires,  d’appareils  tomographiques  ou  du  scanner  à  rayons  X.
Lorsque plusieurs  techniques sont disponibles,  le choix doit porter sur  la  technique  la moins
irradiante, la dose induite dépendant pour les appareils tomographiques du nombre de coupes
réalisées et donc du nombre de sites implantaires. En tomographie conventionnelle, la qualité
des  images  est  opérateur-dépendant  et  cette  technique  nécessite  un  temps  d’apprentissage
long. La qualité est d’autant meilleure que le mouvement est complexe (spiralé ou hélicoïdal).  
 
Lorsque  des  greffes  osseuses  sont  nécessaires  ou  que  de  multiples  implants  sont
prévus, la préférence est souvent donnée à l’imagerie sectionnelle au scanner à rayons X.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
L’imagerie sectionnelle est justifiée lorsque :
-  l’examen  standard  seul  est  inapproprié  pour  évaluer  l’architecture  osseuse
complète d’un site implantaire. Le praticien devra tenir compte de son expérience
et de  sa capacité à anticiper et  à  faire  face à une complication  anatomique pour
poser l’indication d’un examen sectionnel. L’information apportée par une image
en  coupe  peut  être  d’importance  variable  selon  les  praticiens  et  selon  les
techniques,
-  l’appréciation  digitale  de  concavités  osseuses  vestibulaires  marquées  dans  la
région antérieure n’est pas fiable à la palpation,
-  elle aide à minimiser les risques de lésions des structures anatomiques,
-  elle  permet  d’obtenir  plus  d’information  dans  des  situations  cliniques  critiques
(hauteur
ou épaisseur d’os limitée….),  Guide des indications et des procédures
des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     24
-  la  distance  entre  le  sommet  de  la  crête  et  le  foramen mentonnier  ne  peut  être
fiablement appréciée par une radiographie panoramique,
-  elle améliore la prédictibilité du succès d’un traitement implantaire en optimisant,
en  pré-opératoire  et  lors  de  la  chirurgie,  la  position  spatiale  de  l’implant  en
fonction  des  critères  esthétiques,  fonctionnels  et  biomécaniques  grâce  à
l’utilisation d’un guide radiologique et chirurgical.  
 
L’indication  d’une  imagerie  sectionnelle  est  déterminée  par  le  praticien  selon
l’examen  clinique,  les  objectifs  du  traitement  et  les  renseignements  obtenus  à  partir  des
examens conventionnels.
 
Les bénéfices diagnostiques potentiels d’une imagerie sectionnelle sont :
-  l’appréciation fiable de la hauteur et de la largeur du volume osseux disponibles,
-  l’appréciation de la qualité de l’os selon la classification de Leklhom et Zarb,
-  l’appréciation de la topographie de l’os, orientation et forme de la crête,
-  la  localisation  précise  dans  l’espace  des  différentes  structures  anatomiques  à
éviter,
-  la  validation  du  choix  des  sites  implantaires  en  fonction  des  conditions
anatomiques et des contraintes esthétiques, fonctionnelles et biomécaniques,
-  l’anticipation et la planification des chirurgies additionnelles (greffes, soulevés de
sinus, mise en place de membrane…).
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Compte  tenu des bénéfices diagnostiques de  l’imagerie  sectionnelle et de  l’évolution
extrêmement  rapide des  technologies, celle-ci devrait prendre une place  importante dans  les
traitements implantaires.  
 
Les limites de l’imagerie sectionnelle sont liées aux reconstructions verticales au plan
axial de référence qui ne passent qu’exceptionnellement par  le futur axe de  l’implant. De ce
fait  l’appréciation  des  structures  anatomiques  entourant  le  futur  implant  peut  être
approximatif.  Le  report  manuel  en  bouche  de  l’axe  de  l’implant  défini  sur  les  coupes
tomographiques 
peut  générer  une modification  par  rapport  à  l’axe  planifié. 
Pour  ces  deux Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     25
raisons, l’examen scanner n’est prédictible que pour le diamètre de l’implant. La prédictibilité
n’est pas totale pour la longueur et l’appréciation des éventuelles complications anatomiques
(fenestration,  déhiscence,  absence  de  stabilité  primaire…).  Seule  l’utilisation  de  systèmes
d’imagerie  assistée  par  ordinateur  (Gestes  Médico-Chirurgicaux  Assistée  par  Ordinateur,
GMCAO)  tels  que  les  guides  informatisés  ou  la  navigation  pourrait  permettre  une  parfaite
prédictibilité du planning.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Le  tableau  1  récapitule  les  recommandations  radiologiques  pour  le  diagnostic  pré-
implantaire  qui  découle  principalement,  en  l’absence  de  consensus  dans  la  littérature,  de
celles qui sont émises par différents groupes d’experts.
 
 
Niveau de recommandation  C
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     26
Tableau 1 : Recommandations pour le diagnostic pré-implantaire
 
  Radiographies
Nombre
d’implants  Localisations  Technique standard
Difficultés à évaluer
nécessitant une imagerie
sectionnelle
Alternatives
Incisives maxillaires  Clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles)
- Résorption osseuse
marquée
- Concavités
anatomiques marquée
- Foramen incisif élargi
 
Incisives
mandibulaires
Clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles)
- Forme de la crête   
Prémolaires
maxillaires
Clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles) ou
panoramique
- Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les sinus maxillaires
 
Prémolaires
mandibulaires
Panoramique ou/et
clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles),
occlusaux
- Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les structures neuro-
vasculaires
 
Molaires maxillaires  Panoramique ou/et
clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles)
- Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les sinus maxillaires
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Unique
Molaires
mandibulaires
Panoramique ou/et
clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles),
occlusaux
- Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les structures neuro-
vasculaires
 
Edentement
partiel
maxillaire
  Panoramique ou/et
clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles)
-Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les sinus maxillaires
- Planification
prothétique en
particulier dans les
régions esthétiques.  
 
Edentement
partiel
mandibulaire
  Panoramique ou/et
clichés rétro-
alvéolaires (TIB /
plans parallèles)
- Relations étroites avec
les structures neuro-
vasculaires
Téléradiographie
de profil pour
l’évaluation de la
région
symphysaire
Edentement
maxillaire
complet  
  Panoramique avec
clichés rétro-
alvéolaires
additionnelles si
justifiés puis imagerie
sectionnelle si
contributive en l’état
-Résorption osseuse
marquée
- Relations étroites avec
les sinus maxillaires
- Planification
prothétique
- Implants zygomatiques
 
Edentement
mandibulaire
complet
  Panoramique avec
clichés rétro-
alvéolaires
additionnelles si
justifiés puis imagerie
sectionnelle si
contributive en l’état
- Atrophie extrême ou
situation anatomique
non usuelle.
Téléradiographie
de profil pour
l’évaluation de la
seule région
symphysaire Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     27
2.2.6  Nouveaux patients
 
Le bilan complet en T.I.B. systématique, initial ou de contrôle, n’est jamais justifié. Le
choix de clichés sélectifs initiaux ou de contrôle et la prescription d’un bilan complet initial en
T.I.B. repose sur l’analyse de l’anamnèse et des signes cliniques du patient. Dans tous les cas,
il s’agit d’une prescription individuelle qui doit être justifiée.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
La  radiographie  panoramique  présente  un  apport  diagnostique  inférieur,  pour  la
détection des lésions carieuses, à celui des clichés intra-buccaux. Néanmoins, la radiographie
panoramique est un examen  fondamental de première  intention  lorsque  l’examen clinique  le
justifie, c’est-à-dire lorsqu’il existe des signes d’appels.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
L’analyse des données économiques radiologiques, de prévalence, de morbidité et de
mortalité ne plaide pas en faveur de  la systématisation des radiographies panoramiques dans
la  recherche  des  lésions  asymptomatiques  cachées.  Les  études montrent,  en  effet,  que  seul
8 %  des  lésions  répondent  à  cette  définition  de  lésions  asymptomatiques.  La  radiographie
panoramique  reste  néanmoins  le  seul  examen  permettant  la  mise  en  évidence  des  lésions
asymptomatiques,  particulièrement  dans  la  tranche  d’âge  des  15  à  35  ans  spécialement
affectée par des pathologies kystiques envahissantes, dont  le  traitement précoce est  toujours
préférable.  La  recherche  de  ces  lésions  se  fera  systématiquement  lors  de  situations
particulières  (examen  à  but  orthodontique,  examen  des  troisièmes  molaires,  examen  d’un
traumatisme maxillo-mandibulaire, examen des pathologies diffuses, examen pré-implantaire,
examen destiné à la recherche d’un risque infectieux à distance).
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     28
En  denture  mixte,  un  examen  radiographique  individualisé  sélectif  (panoramique,
clichés rétro-coronaires ou rétro-alvéolaires) peut être indiqué si l’examen clinique le justifie :
anomalies du chemin d’éruption, suspicion d’anomalies dentaires…
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
2.2.7  Patient édenté
 
Si l’examen clinique met en évidence une anomalie limitée, telle que la présence d’un
résidu  radiculaire,  l’imagerie  indiquée  est  un  cliché  rétro-alvéolaire  du  site  suspect.  Si
l’examen  clinique  met  en  évidence  une  anomalie  diffuse,  un  examen  panoramique,
éventuellement  complété  de  clichés  endo-buccaux  appropriés,  peut  être  réalisé.  Lors  de  la
planification  d’un  traitement  implantaire,  un  cliché  panoramique  peut  être  réalisé  souvent
complété par la réalisation d’une imagerie sectionnelle.  
 
 
Niveau de recommandation  B
 
 
 
2.2.8  Femme enceinte
 
En  regard des doses délivrées par  la  radiographie dentaire,  il n’existe pas de contre-
indication à la réalisation d’un examen radiographique, chez la femme enceinte ou susceptible
de  l’être,  si  le  principe  de  justification  est  respecté.  Le  praticien  réalisateur  de  l’acte  doit
s’assurer  du  respect  scrupuleux  des  mesures  d’optimisation,  notamment  dans  le  cas  des
clichés occlusaux maxillaires (cf. annexe 6).
 
 
Niveau de recommandation  C   
 
 
2.2.9  Diagnostic orthopédique dento–facial
 
Les  enfants  présentent  une  plus  forte  sensibilité  aux  rayonnements  ionisants  que  les
adultes et le principe de justification doit particulièrement être respecté.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     29
Un traitement d’orthopédie dento-faciale est souvent réalisé lors de l’adolescence (12-
13  ans). Une  radiographie  panoramique  est  alors  nécessaire  pour  analyser  tous  les  organes
dentaires.  Occasionnellement,  une  telle  radiographie  plus  précoce  peut  être  réalisée  si  un
traitement interceptif doit être réalisé. Les clichés occlusaux sont uniquement indiqués si une
analyse vestibulo-linguale est nécessaire.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Les  radiographies  antérieures  doivent  systématiquement  être  analysées  car  elles
peuvent déjà contenir les éléments diagnostiques nécessaires.
 
Les  clichés  panoramiques  de  contrôle  doivent  s’appuyer  sur  des  nécessités
thérapeutiques  et  le  cliché  terminal doit  être  réalisé  avant  la  fin de  la  thérapeutique  afin de
permettre l’optimisation des finitions orthodontiques.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
Les études montrent que les apports diagnostiques et thérapeutiques (modification des
objectifs  de  traitements,  des  moyens  thérapeutiques  initialement  envisagés…)  des
radiographies réalisées à des fins d’orthopédie dento-faciale oscillent respectivement de 16%
à  37  %  et  de  4  %  à  20  %.  Les  tableaux  2  proposent  des  arbres  décisionnels  pour  les
téléradiographies initiales de profil et de face.
Une téléradiographie de contrôle peut également être réalisée :
-  à  la  fin  d’un  traitement  fonctionnel  pour  évaluer  la  nouvelle  inclinaison  des
incisives,
-  à la fin d’une préparation ortho-chirurgicale,
-  après une intervention de chirurgie maxillo-faciale,
-  juste avant la fin d’un traitement multibague notamment pour analyser la position
des incisives.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     30
 
Si  la  dysmorphose  concerne  l’ensemble  du  complexe  crânio-mandibulaire,  la
téléradiographie doit englober la voûte du crâne. Le champ peut être utilement limité à la zone
d’intérêt, notamment lors des contrôles, si la dysmorphose est limitée à la face.
 
Plusieurs  études  ont  montré  le  faible  impact  thérapeutique  des  radiographies  des
articulations  temporo-mandibulaires  ou  des  radiographies  de  la main  et  du  poignet  lors  de
l’évaluation de l’âge osseux.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
L’analyse  des  dysmorphoses  tridimensionnelles  marquées  peut  être  initialement
réalisée  à  l’aide  du  scanner  à  rayons X  et  de  logiciels  de  construction  céphalométrique  3D
dédiés, s’il apparaît que l’apport diagnostique d’une radiographie de profil combinée avec une
radiographie de face donnerait des informations insuffisantes.
 
 
Niveau de recommandation  C
 
 
 
2.2.10  Analyse des articulations temporo-mandibulaires
 
L’analyse radiographique des articulations temporo-mandibulaires succède à l’analyse
clinique des  signes  et  symptômes  articulaires. Le premier  cliché qui doit  être  réalisé  est un
panoramique  dentaire  montrant  les  articulations  temporo-mandibulaires.  Lorsqu’une
pathologie  osseuse  est  suspectée,  une  imagerie  sectionnelle  peut  être  prescrite  si  le  résultat
attendu  est  susceptible  de modifier  la  décision  thérapeutique. Les  pathologies  discales  sont
exclusivement
explorées à l’aide de l’Imagerie par Résonance Magnétique. Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     31
 
Tableau 2 : Recommandations pour les téléradiographies initiales de profil et de face
- Analyse clinique préconisant un traitement d’orthopédie
dento-faciale ou une intervention chirurgicale maxillo-faciale
- Hygiène correcte
- Absence de caries
- Acceptation de la proposition thérapeutique
 
NON

 
Pas de
téléradiographie
 
 OUI
     
 
- Début traitement envisagé < 6 mois
NON

Pas de
téléradiographie
 OUI
 
 OUI
   
- Anomalie sagittale
(antéro-postérieure
ou verticale)
marquée
  - Anomalie
transversale
marquée
NON

Pas de
téléradiographie
 OUI
 
 OUI
   
Téléradiographie
de profil
  Téléradiographie
de face
 
 
 
* La réponse « oui » à un item est nécessaire au passage à l’étape suivante
 
 
2.2.11  Analyse des sinus
 
Dans le cadre des affections sinusiennes, la radiographie rétro-alvéolaire (T.I.B.) et la
panoramique  dentaire  sont  les  examens  standard.  Ils  permettent  de  préciser  l’état  de  la
denture, le rapport des dents avec le sinus et donnent une indication sur l’état de la muqueuse
sinusienne.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     32
Dans  le  cadre  de  la  sinusite  aiguë,  aucun  examen  radiologique  n’est  habituellement
effectué. L’endoscopie nasale constate l’épaississement muqueux et les sécrétions purulentes.
Lorsqu’une anomalie dentaire est suspectée les examens standards dentaires seront pratiqués.
L’examen  scanner  à  rayons  X  n’intervient  dans  les  sinusites  aiguës  qu’en  cas  de
complications.
 
Dans le cadre des sinusites chroniques, les faux positifs et faux négatifs sont nombreux
en matière d’exploration radiographique standard. Seul l’examen réalisé à l’aide du scanner à
rayons X  permet  d’objectiver  la  réaction  inflammatoire  de  la muqueuse.  Lorsqu’une  algie
dentaire  inexpliquée  est  potentiellement  en  rapport  avec  une  pathologie  sinusienne  ou
lorsqu’une origine dentaire est  suspectée  (sinusite chronique unilatérale, homolatérale à une
pathologie dentaire), le praticien pourra être amené à prescrire un examen scanner à rayons X
ou d’imagerie  sectionnelle  tomographique volumique. Le volume d’exploration  scanner des
sinus maxillaires doit englober  l’arcade dentaire supérieure afin d’analyser  l’état des régions
radiculo-apicales des dents antrales, par reconstructions 2D des acquisitions dento-maxillaires
à l’aide d‘un logiciel dentaire dédié.
 
La  radiographie  standard  en  incidence  de  Blondeau  pouvant  être  associée  à  une
incidence « face haute » est réservée au contrôle des sinusites après traitement.
 
 
2.2.12  Analyse des glandes salivaires
 
L’analyse des pathologies des  canaux  excréteurs des glandes parotides  est  réalisée  à
l’aide  de  la  sialographie.  La  recherche  de  lithiases  des  glandes  sub-mandibulaires,  le  plus
souvent  radio-opaques,  peut  être  initialement  réalisée  à  l’aide  de  la  technique  occlusale :
ortho-occlusale pour le canal, dysocclusale pour le bassinet.
Ces clichés peuvent être complétés par un examen échographique.
Les  clichés  sans  préparation  peuvent  être  remplacés,  à  l’occasion  d’un  examen
tomodensitométrique, par quelques coupes centrées sur le plancher buccal. Pour certains, si la
lithiase est visible sur ces coupes, la sialographie peut être évitée.
 
Quand  elle  est  possible,  la  sialo-IRM,  en  cas  de  lésion  tumorale,  peut  remplacer  ou
être
associée à la sialographie conventionnelle. Guide des indications et
des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006    
33
 
2.2.13  Situations cliniques pour lesquelles des examens radiographiques peuvent être
indiqués – Synthèse
 
Anamnèse
• Notion de douleur,
• Notion de traumatisme,
• Traitement parodontal antérieur,
• Traitement endodontique antérieur,
• Passé familial d' anomalies dentaires,
• Evaluation post-opératoire de guérison,
• Présence d' implants.
 
Signes cliniques
• Carie profonde,
• Reconstitution étendue ou profonde,
• Signe clinique de maladie parodontale,
• Malpositions ou inclusions dentaires cliniquement évidentes,
• Eruption, diastème ou déplacement dentaire inhabituel,
• Morphologie, calcification ou couleur inhabituelle des dents,
• Dent manquante pour une raison inconnue,
• Signe de traumatisme dentaire ou facial,
• Mobilité dentaire,
• Pilier dentaire pour prothèse partielle fixe ou amovible,
• Saignement inexpliqué,
• Sensibilité dentaire inexpliquée,
• Tuméfaction,
• Fistule,
• Infection sinusienne,
• Suspicion clinique de pathologie sinusienne.
 
Patients à risque
• Atteintes carieuses multiples, syndrome polycarieux,
• Notion de récidives carieuses,
• Mauvaise hygiène buccale,
• Profession, Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     34
• Régime à forte teneur en saccharose,
• Antécédents familiaux,
• Défauts de formation de l’émail,
• Anomalies génétiques des dents,
• Reconstitution(s) de mauvaise qualité
• Xérostomie,
• Traitements médicaux (psychotropes…),
• Anomalies de croissance, asymétrie faciale,
• Signes neurologiques à l' étage cervico-céphalique,
• Douleur et/ou dysfonction de l' articulation temporo-mandibulaire,
•  Localisation  odonto-stomatologique  d' une  maladie  systémique  connue  ou
suspectée ou d’une maladie générale,
• Greffe d’organes, autotransfusion…,
• Chimiothérapie, radiothérapie.
 
 
2.2.14  Protocole pour les différents examens radiographiques intra-buccaux –       
Recommandations d’ordre particulier – Récapitulatif
 
2.2.14.1 Première visite
3
 
 
  • Enfant - denture temporaire (avant l’éruption de la première dent permanente)
a  -  Si  techniquement  possible  :  panoramique  dentaire  si  l' examen  clinique  le
justifie (signes d' appel),
b - A défaut et sous les mêmes conditions :  
  •  Radiographies  rétro-alvéolaires  sur  les  dents  à  atteintes  carieuses
pénétrantes,
  • Examen rétrocoronaire des régions distales si les surfaces proximales
des dents temporaires ne sont ni visibles ni sondables,  
c - Examen radiographique personnalisé :  
  • Clichés dysocclusaux en cas de traumatismes.
 
  • Enfant - denture mixte (après l’éruption de la première dent permanente)
a  -  Si  techniquement  possible  :  panoramique  dentaire  si  l' examen  clinique  le
justifie (signes d' appel),
                                                 
3
 Il
est recommandé de faire une recherche de tous les documents
radiologiques antérieurs réalisés sur le patient. Guide des indications
et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     35
 
b - A défaut et sous les mêmes conditions :  
  •  Radiographies  rétro-alvéolaires  sur  les  dents  à  atteintes  carieuses
pénétrantes,  
  • Examen rétrocoronaire postérieur,  
c - Examen radiographique personnalisé :  
  • Clichés rétro-alvéolaires sélectifs et/ou clichés occlusaux justifiés.  
 
  • Adolescent - denture permanente (avant l’éruption des troisièmes molaires)
a  -  Si  techniquement  possible  :  panoramique  dentaire  si  l' examen  clinique  le
justifie (signes d' appel),
b - A défaut et sous les mêmes conditions :  
  • Radiographies  rétro-alvéolaires  sur  les  dents  à  atteintes  carieuses
pénétrantes,  
c - Examen radiographique personnalisé :  
  • Clichés  rétro-alvéolaires,  rétro-coronaires  sélectifs  et/ou  clichés
occlusaux justifiés,  
  • Bilan complet en TIB lorsque le patient présente des signes cliniques
de maladie dentaire diffuse ou des antécédents de soins intensifs.  
 
  • Adultes dentés
a  -  Si  techniquement  possible  :  panoramique  dentaire  si  l' examen  clinique  le
justifie (signes d' appel),
b - A défaut et sous les mêmes conditions :  
  •  Radiographies  rétro-alvéolaires  sur  les  dents  à  atteintes  carieuses
pénétrantes,  
c - Examen radiographique personnalisé :  
  • Clichés  rétro-alvéolaires,  rétro-coronaires  sélectifs  et/ou  clichés
occlusaux justifiés,  
  • Bilan complet en TIB lorsque le patient présente des signes cliniques
de maladie dentaire diffuse ou des antécédents de soins intensifs.  
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     36
 
  • Adultes édentés
a  -  Si  techniquement  possible  :  panoramique  dentaire  si  l' examen  clinique  le
justifie (signes d' appel),
b - Examen radiographique personnalisé :
  • Clichés  rétro-alvéolaires,  rétro-coronaires  sélectifs  et/ou  clichés
occlusaux justifiés.
 
2.2.14.2 Visites de suivi des patients fidélisés
4
 – Patients présentant des caries cliniques ou
des risques très élevés  
 
  • Enfant - denture temporaire (avant l’éruption de la première dent permanente)
a  –  Prévention :  examen  rétrocoronaire  des  régions molaires  tous  les  6 mois
jusqu’à diminution du risque carieux,
b  –  Diagnostic :  cliché  rétro-alvéolaire  pour  l’évaluation  de  l’état  apical  des
dents porteuses de caries pénétrantes.
 
  • Enfant - denture mixte (après l’éruption de la première dent permanente)
a – Prévention : examen rétrocoronaire des régions prémolaires et molaires tous
les 6 mois jusqu’à diminution du risque carieux,
b  –  Diagnostic :  cliché  rétro-alvéolaire  pour  l’évaluation  de  l’état  apical  des
dents porteuses de caries pénétrantes.
 
  • Adolescent - denture permanente (avant l’éruption des troisièmes molaires)
a – Prévention : examen rétrocoronaire des régions prémolaires et molaires tous
les 6 à 12 mois jusqu’à diminution du risque carieux,
b  –  Diagnostic :  cliché  rétro-alvéolaire  pour  l’évaluation  de  l’état  apical  des
dents porteuses de caries pénétrantes.
 
  • Adultes dentés
a – Prévention : examen rétrocoronaire des régions prémolaires et molaires tous
les 12 à 18 mois jusqu’à diminution du risque carieux,
                                                 
4
 Un examen panoramique, lorsqu’il est possible, peut être privilégié aux clichés intrabuccaux si l’interruption
dans
le suivi du patient est trop longue et si l’examen clinique le justifie
(signes d’appel) Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     37
b  –  Diagnostic :  cliché  rétro-alvéolaire  pour  l’évaluation  de  l’état  apical  des
dents porteuses de caries pénétrantes.
 
 
 
2.2.14.3 Visites de suivi des patients fidélisés
5
 – Patients ne présentant pas de caries cliniques
ou de risques très élevés  
 
  • Enfant - denture temporaire (avant l’éruption de la première dent permanente)
Examen rétrocoronaire des régions molaires tous les 12 à 24 mois si les surfaces
proximales des dents temporaires ne sont ni visibles, ni sondables.
 
  • Enfant - denture mixte (après l’éruption de la première dent permanente)
Examen  rétrocoronaire  des  régions  prémolaires  et molaires  tous  les  12  à  24
mois si les surfaces proximales des dents ne sont ni visibles, ni sondables.
 
  • Adolescent - denture permanente (avant l’éruption des troisièmes molaires)
Examen  rétrocoronaire  des  régions  prémolaires  et molaires  tous  les  18  à  36
mois ou jusqu’à disparition de toute lésion carieuse.
 
  • Adultes dentés
Examen  rétrocoronaire  des  régions  prémolaires  et molaires  tous  les  24  à  36
mois ou jusqu’à disparition de toute lésion carieuse.
 
 
 
                                                 
5
 Un examen panoramique, lorsqu’il est possible, peut être privilégié aux clichés intrabuccaux si l’interruption
dans
le suivi du patient est trop longue et si l’examen clinique le justifie
(signes d’appel) Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     38
3   Les procédures radiologiques : critères de qualité et
dosimétrie
 
 
Ce chapitre  relatif aux procédures  répond à  l’article R. 1333-71 du Code de  la Santé
Publique :  « Des  guides  de  procédure  de  réalisation  des  actes  exposant  aux  rayonnements
ionisants sont publiés et mis à jour en fonction de l’état de la science. Ces guides contiennent
notamment les niveaux de référence diagnostiques… ».
 
L’objectif de ce chapitre concerne  l’optimisation des pratiques  radiologiques, c' est-à-
dire  éviter  de  délivrer  des  doses  inutiles  tout  en  assurant  une  qualité  d’images  nécessaire  à
l’obtention de l’information diagnostique désirée.  
Répondre à cet objectif implique la démarche suivante :  
-  Définir pour chaque type d’examen des critères de qualité de résultats qui fassent
l’objet d’un consensus au niveau national,
-  Rédiger  des  procédures  d’examen  conciliant  les  qualités  attendues  de  l’image
avec des paramètres  techniques conduisant  au niveau d’exposition  le plus  faible
possible.
-  Indiquer le niveau de dose associé à la procédure lorsque celle-ci est respectée. Il
convient  de  signaler  que  l’article R.  1333-71  prévoit  d’indiquer  des  niveaux  de
référence  diagnostiques  attachés  à  chaque  procédure,  et  servant  de  repères  et
d’outils  pour  l’optimisation  des  doses  délivrées.  Cependant,  à  l’heure  actuelle
dans le domaine de l’odontostomatologie, les niveaux de référence n’existent pas
à  l’échelle  nationale  et  très  peu  à  l’échelle  européenne  ou  internationale.  Ce
document  se  limite donc à  indiquer des valeurs dosimétriques pour chacune des
procédures. Ces valeurs devront être considérées comme de simples repères et non
comme des niveaux de référence  tels qu’ils ont pu être définis pour  la radiologie
conventionnelle  et  la  scanographie  et  dont  le  principe  et  la  méthode  de
détermination sont développés en annexe 3.  
 
La  démarche  d’optimisation  n’a  de  sens  que  si  les  examens  sont  réalisés  sur  des
matériels  dédiés  et  performants,  dont  la  stabilité  au  cours  du  temps  est  vérifiée  par  des
contrôles de qualité appropriés et réguliers selon les dispositions découlant de l’application du
décret
n° 2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l’obligation de maintenance
et au contrôle Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     39
de qualité des dispositifs médicaux prévus à l’article L. 5212-1 du code de la santé publique.
Signalons qu’à  ce  jour,  l’AFSSAPS n’a pas  encore publié de  recommandations  relatives au
contrôle  de  qualité  interne  et  externe  des  appareils  d’odontostomatologie.  Les
recommandations concernant  la  radiologie conventionnelle et  la  scanographie devraient être
disponibles avant la fin 2006.
 
 
3.1  Généralités
 
Les quatre groupes de  travail en charge de  la  rédaction des procédures ont adopté  le
même plan type pour chacune des 13 procédures retenues :  
-  bref  rappel  des  indications  (sous  forme  de  renvoi  au  chapitre  2  consacré  aux
indications),
-  définition des requis diagnostiques (critères de qualité d’image),
-  description de la procédure et paramètres techniques,
-  optimisation des doses délivrées (niveaux de référence),
-  conditions particulières.  
 
Pour chacune des procédures, les rédacteurs ont proposé des démarches standardisées,
conformes  aux  bonnes  pratiques,  en  indiquant  les  paramètres  techniques  sous  forme  de
« fourchettes » compatibles avec les performances des équipements actuels.  
 
Dans chaque cas,  l’IRSN a apporté  les  informations dosimétriques disponibles  soit à
partir de la littérature ou, soit à partir de mesures effectuées sur fantôme anthropomorphe. Les
données  issues  de  la  littérature  proviennent  soit  des  recommandations  de  la  Commission
Européenne,  soit  d’études  à  grande  échelle  qui  ont  permis  d’établir  ou  de  proposer  des
niveaux de référence dans quelques pays européens et aux Etats-Unis. En ce qui concerne les
mesures,  elles  ont  été  réalisées  par  l’IRSN  pour  les  procédures  les  plus  courantes  dans  les
conditions de routine (cf. annexe 4), c’est à dire selon les pratiques en cours dans les services,
sans  une  démarche  préalable  systématique  d’optimisation.  Les  résultats  de  ces mesures  ne
sont  en  aucun  cas  à  considérer,  à  l’heure  actuelle,  comme  des  niveaux  de  référence
diagnostiques  (NRD) mais  uniquement  comme  une  information  à  valeur  indicative.  Seules
des  études  systématiques  effectuées  dans  plusieurs  centres,  comportant  des mesures  sur  au
moins
une vingtaine de patients par centre permettra dans le futur d’établir
ces NRD. Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     40
Cela  étant,  l’ensemble  des  données  dosimétriques  (issues  de  la  littérature  ou  de
l’expérimentation  en  cours)  peut  d’ores  et  déjà  servir  de  point  de  repère  pour  aider  les
praticiens à situer leur pratique en termes d’optimisation.  
 
Dans  le  paragraphe  « Description  de  la  procédure »,  figure  un  item  spécifique  aux
mesures  de  radioprotection  concernant  la  procédure  décrite.  Il  vient  en  complément  des
mesures générales de radioprotection que l’on rappelle ici :
-  Exploration limitée au seul volume utile en adaptant le diaphragme à l’indication
clinique,
-  Maintenance régulière des équipements,
-  Optimisation et évaluation dosimétrique régulière des protocoles,
-  Au  titre  du  principe  de  précaution  ou  à  titre  purement  psychologique  pour
emporter  l’adhésion  à  l’examen,  le  port  d’un  tablier  plombé  peut  s’avérer  utile
même si la très faible exposition potentielle des organes génitaux, quelle que soit
la procédure, ne semble pas nécessiter de protection particulière.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     41
 
3.2.  Procédures  
 
3.2.1.  Radiographies endo-buccales.
 
3.2.1.1 Examens rétro-alvéolaires : téléradiographie intra-buccale (« long cône »),
technique de la bissectrice
 
INTRODUCTION
Les  principales  indications  sont  les maladies  parodontales  (cf.  chapitre  2  §  2.2),  le
diagnostic endodontique  (cf. chapitre 2 § 2.3),  les diagnostics pathologiques, pré-chirurgical
et  traumatologique  (cf. chapitre 2 § 2.4),  le diagnostic  implantaire  (cf. chapitre 2 § 2.5),  les
nouveaux patients (cf. chapitre 2 § 2.6), les patients édentés (cf. chapitre 2 § 2.7) et l’analyse
des sinus (cf. chapitre 2 § 2.12).  
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Un cliché rétro-alvéolaire doit montrer la totalité de chaque dent radiographiée jusqu’à
l’apex, ainsi que  la portion des  tissus osseux environnants pouvant être perceptible dans  les
limites de l’image afin d’éliminer une manifestation pathologique de voisinage.
 
·  Reproduction critique
L' image doit avoir une densité et un contraste suffisants pour analyser correctement les
différents  tissus  dentaires,  les  espaces  desmodontaux,  les  structures  osseuses. Les  principes
des techniques radiographiques utilisées doivent être respectés.
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Volume exploré :  
Les  limites  anatomiques  et  les  dimensions  du  champ  sont  définies  par  celles  du
détecteur utilisé et de son sens d' insertion dans la cavité buccale. Le centrage du détecteur en
arrière de  la zone à explorer doit être  rigoureux.  Il ne doit pas déborder du plan occlusal de
plus de 3 mm. Pour un film de dimensions 31x41 mm (format  : 1.2.), utilisé avec son grand
axe
horizontal, trois dents contiguës doivent être visibles dans leur
intégralité. Cependant lors Guide des indications et des procédures des
examens radiologiques en odontostomatologie.2006     42
de  conditions  anatomiques  particulières,  et  notamment  chez  l' enfant,  il  faut  utiliser  de
préférence des films de dimensions plus réduites (formats : 1.1, 1.0, 1.00).
 
- Nature et nombre des incidences :  
En plus d' une incidence ortho-centrée, il peut être nécessaire de réaliser des incidences
excentrées (superpositions radiculaires, recherche de fracture radiculaire…).
- Mesure de protection :
Lorsque  le  faisceau  est  orienté  de  telle  manière  qu’il  puisse  atteindre  la  glande
thyroïde, une protection  cervicale  (collier, bouclier) peut être utilisée, particulièrement chez
les enfants.   
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : générateur de radiodiagnostic dentaire.
-  Type de détecteur : le tableau I présente les types de détecteurs utilisables ainsi que
les observations associées.  
-  Tension :  60  à  90  kV  avec  les  nouveaux  générateurs. Une  tension  de  70  kV  est
recommandée avec les capteurs CCD/CMOS. La tension peut monter à 90 kV avec
les films argentiques et les capteurs ERLM.  
-  Intensité :  comprise  entre  4  et  10  mA  selon  le  type  de  détecteur  utilisé  et  les
possibilités techniques du générateur.  
-  Temps d' acquisition : se référer au tableau de commande.  
-  Distances : utilisation d' un tube applicateur de faisceau de 20 cm pour la technique
de la bissectrice et d' un tube de 40 cm pour la téléradiographie intra-buccale.  
-  Collimation  du  faisceau :  collimation  cylindrique  pour  la  technique  de  la
bissectrice ou rectangulaire pour la T.I.B.
-  Utilisation d’angulateurs :  elle  est  recommandée pour  les deux  techniques  rétro-
alvéolaires.  Les  angulateurs  avec  moyen  de  centrage  du  faisceau  sont
indispensables pour la téléradiographie intra-buccale.  
Tableau I : Observations concernant les détecteurs utilisables pour les examens rétro-
alvéolaires
 
Détecteur  Observations
Film argentique
Emulsion  de  grande  sensibilité  compatible  avec  la  qualité  d’image
recherchée (Type ISO E ou mieux type ISO F)
Capteur
CCD/CMOS
Phénomène de « blooming » possible aux tensions supérieures à 70 kV
ERLM  Aucune
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     43
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :  
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
- la dose absorbée dans l’air (DA), en mGy, sur l’axe du faisceau à la sortie du cône.  
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
 
La Commission  européenne  recommande  un  niveau  de  référence  diagnostique  de  4  
mGy en dose absorbée dans l’air (DA) à la sortie du tube applicateur du faisceau (« cône ») en
incidence sur une molaire.  
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
 
Le  tableau  II  présente  les  grandeurs  dosimétriques  et  les  niveaux  de  référence
diagnostiques (NRD) retenus en Espagne, au Royaume-Uni et en Finlande.  
Tableau II : Grandeurs dosimétriques et niveaux de référence diagnostiques en Europe
Valeur numérique
Pays
Grandeur
choisie  Moyenne
75ème
 
percentile
Remarques
Espagne  DE (mGy)  2,9  3,5
Tous types d’incidences
confondus
Royaume-Uni  DA (mGy)  3,3  3,9
Paramètres  pour  une
incidence  sur  une  molaire
maxillaire
Royaume-Uni  DA (mGy)  1,8  2,1
Sous-groupe à 60-70 kV et
en vitesse de film E
Finlande  DE (mGy)  2,6  5
Mesure  à  la  surface  de  la
joue sur une molaire
 
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette  procédure  au  niveau  national.  On  peut  cependant  trouver  en  annexe  4  des  valeurs
relevées lors d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.  
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     44
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent :  
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,  
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques).  
   
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Aucune.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     45
3.2.1.2 Examens rétro-coronaires
 
INTRODUCTION
Les  principales  indications  sont  la  détection  des  caries  (cf.  chapitre  2  §  2.1),  les maladies
parodontales (cf. chapitre 2 § 2.2), les nouveaux patients (cf. chapitre 2 § 2.6).
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Un  cliché  rétrocoronaire  doit  montrer  les  couronnes  des  dents  antagonistes
radiographiées  ainsi  que  les  rebords  alvéolaires  maxillaires  et  mandibulaires  du  secteur
concerné.
 
·  Reproduction critique
L' image  doit  avoir  une  densité  optique,  un  contraste  ainsi  qu’une  résolution  spatiale
suffisants pour analyser correctement les différents tissus dentaires et les crêtes alvéolaires. Il
doit permettre une parfaite visualisation des faces proximales des dents radiographiées.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Volume exploré :  
Le nombre de couronnes visibles est fonction des dimensions du détecteur utilisé. Les
dimensions des films pour ce type d' examen sont les suivantes :
- Format 2.00 : 20,6 x 31,8 mm,
- Format 2.0 : 22,2 x 34,9 mm,
- Format 2.1 : 23,8 x 39,7 mm,
- Format 2.2 : 31 x 41 mm.
 
- Nombre des incidences :
-  Une  seule  incidence  est  suffisante  par  région  sectorielle  (prémolaire  ou
molaire) examinée.  
- Deux incidences sont suffisantes par région prémolo-molaire.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     46
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : générateur de radiodiagnostic dentaire.
-  Type de détecteur :  le  tableau  III présente  les  types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.
-  Tension :  60  à  90  kV. Une  tension  de  70  kV  est  recommandée  avec  un  capteur
CCD/CMOS.
-  Intensité :  comprise  entre  4  et  10  mA  selon  le  type  de  détecteur  utilisé  et  les
possibilités techniques du générateur.
-  Temps d' acquisition : se référer au tableau de commande.
-  Distances : utilisation d' un tube applicateur de faisceau (DFD de 20 cm à 40 cm).
-  Collimation du faisceau : collimation cylindrique ou mieux rectangulaire.  
-  Utilisation  d’angulateurs:  elle  est  recommandée  pour  les  deux  techniques  rétro-
alvéolaires. Les angulateurs avec moyen de centrage du faisceau sont  indispensables pour  la
téléradiographie intra-buccale.
-  Utilisation  de  porte-films  adaptés,  avec  films  sans  languette  collée,  possible. La
morsure de la languette collée sur la face antérieure du film reste la règle.
 
 
Tableau  III :  Observations  concernant  les  détecteurs  utilisables  pour  les  examens  rétro-
coronaires
 
Détecteur  Observations
Film argentique
Emulsion  de  grande  sensibilité  compatible  avec  la  qualité  d’image
recherchée. (Type ISO E ou mieux type ISO F)
En  raison des différences d' orientation des espaces  interdentaires  et des
surfaces dentaires adjacentes et afin d' éviter les risques de superpositions,
l' utilisation de deux films de type 2.2 est préconisée en lieu et place d' un
film de type 2.3.
Capteur
CCD/CMOS
Utilisation avec un porte-capteur adapté.
Phénomène de « blooming » possible aux tensions supérieures à 70 kV.
ERLM  Utilisation avec un porte-film adapté
 
 
 
 
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     47
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
 
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
-  la dose absorbée dans  l’air  (DA), en mGy,  sur  l’axe du  faisceau à  la  sortie du  tube
applicateur.  
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
Il  n’y  a  pas  de  données  disponibles  au  niveau  européen.  Il  existe  cependant  des
niveaux de référence aux Etats-Unis (cf. tableau IV) correspondant à la dose dans l’air (DA).
 
 
Tableau IV  : Grandeur dosimétrique et niveaux de  référence aux Etats-Unis pour un cliché
rétrocoronaire (bitewing)
 
Valeur
numérique  Grandeur choisie
75ème
 percentile
Remarques
DA (mGy)  2,3  Tension de 70 kV - Film type ISO E
DA (mGy)  3,5  Tension de 70 kV - Film type ISO D
 
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette procédure au niveau national.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent : Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     48
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,  
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques).
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Aucune.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     49
3.2.1.3 Examens occlusaux : vue générale des arcades dentaires
 
INTRODUCTION
Les  principales  indications  sont  les  diagnostics  pathologique,  pré-chirurgical  et
traumatologique (cf. chapitre 2 § 2.4), le diagnostic pré-implantaire (cf. chapitre 2 § 2.5).
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Le cliché doit montrer le maximum possible de l’arcade dentaire radiographiée :
- des incisives centrales aux tubérosités au maxillaire,
- des incisives aux régions rétro-molaires à la mandibule.
 
·  Reproduction critique
L' image doit avoir une densité et un contraste suffisants pour analyser correctement les
différentes structures imagées :
-  dents,  fosses  et  cloisons  nasales,  sinus  maxillaires,  canaux  lacrymo-nasaux,…au
maxillaire,
- dents,  corticales, épine mentonnière,  foramens mentonniers, plancher buccal,…à  la
mandibule.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Volume exploré
Les dimensions du film utilisé pour ce type d' examen sont les suivantes : 57 x 76 mm
(Format  :  3.4).  Pour  les  très  jeunes  enfants  on  peut  utiliser  des  films  de  dimensions  31  x
41 mm (Format : 1.2). Peut être fait aussi en utilisant  un récepteur ERLM.
- Nombre des incidences :  
Une seule incidence peut s’avérer suffisante. En cas d’inclusion dentaire par exemple,
il  peut  être  utile  de  réaliser  deux  incidences  dans  un  but  topographique  (incidence  ortho-
occlusale éventuellement unilatérale) et morphologique (incidence dysocclusale).
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     50
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : générateur de radiodiagnostic dentaire.
-  Type de détecteur : le tableau V présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Tension : 70 kV. Si possible une tension de 90 kV est recommandée avec les films
argentiques pour les incidences ortho-occlusales du maxillaire.  
-  Intensité : comprise entre 7et 10 mA.  
-  Temps d' acquisition : se référer au tableau de commande.  
-  Distance : utilisation d' un tube applicateur de faisceau de 20 cm.  
-  Collimation du faisceau : collimation cylindrique ou mieux rectangulaire.  
 
 
Tableau V : Observations concernant les détecteurs utilisables pour les examens occlusaux
 
Détecteur  Observations
Film argentique
Emulsion  de  grande  sensibilité  compatible  avec  la  qualité  d’image
recherchée. (Type ISO E ou mieux type ISO F)
Capteur CCD/CMOS
Si les dimensions le permettent.
Phénomène de « blooming » possible aux tensions supérieures à 70 kV.
ERLM
Certains  capteurs  ERLM  se  rapprochent  par  leurs  dimensions  des  films
argentiques occlusaux.
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
- la dose absorbée dans l’air (DA), en mGy, sur l’axe du faisceau à la sortie du cône.  
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
Pas de données disponibles. Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     51
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette  procédure  au  niveau  national.  On  peut  cependant  trouver  en  annexe  4  des  valeurs
relevées lors d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent :
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques).
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Pour  les  incidences  ortho-occlusales  réalisées  au  maxillaire  l' utilisation  d' une
protection de la glande thyroïde peut être indiquée.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     52
3.2.1.4 Examens occlusaux : vues partielles, médiane et latérales des arcades dentaires
 
INTRODUCTION
Les  principales  indications  sont  les  diagnostics  pathologique,  pré-chirurgical  et
traumatologique (cf. chapitre 2 § 2.4), le diagnostic pré-implantaire (cf. chapitre 2 § 2.5).
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
L' image doit montrer pour :
-  les  incidences  médianes,  une  vue  de  la  partie  antérieure  des  maxillaires
radiographiés,
- les incidences latérales, une vue de l' hémi-maxillaire radiographié.
 
·  Reproduction critique
L' image doit avoir une densité et un contraste suffisants pour analyser correctement les
différentes structures imagées :
-  Incidence médiane  (ortho  ou  dysocclusale)  au maxillaire :  incisives  et  canines  et
région antérieure de la voûte palatine,
- Incidence médiane (ortho-occlusale) à la mandibule : incisives et canines, corticales
mentonnière  et  linguale,  apophyse  géni,  os  alvéolaire,  plancher  de  la  bouche  et  trajet  des
canaux de Wharton,
-  Incidence  latérale  (dysocclusale)  au  maxillaire :  les  dents  de  l' hémi-arcade
radiographiée, les bas-fonds des sinus maxillaires et leurs rapports,
-  Incidence  latérale  (dysocclusale)  à  la  mandibule  :  les  dents  de  l' hémi-arcade
radiographiée, les corticales externe et interne, la zone de projection du bassinet de la glande
sub-mandibulaire.
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Volume exploré :  
Le maximum de portion de maxillaire accessible. Les dimensions du  film argentique
utilisé pour ce  type d' examen  sont  les  suivantes  : 57 x 76 mm  (Format  : 3.4). Pour  les  très
jeunes
enfants il est recommandé d' utiliser des films de dimensions 31 x 41
mm (Format: 1.2). Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     53
 
- Nombre des incidences :
Une seule incidence peut s’avérer suffisante. En cas d’inclusion dentaire par exemple,
il  peut  être  utile  de  réaliser  deux  incidences  dans  un  but  topographique  (incidence  ortho-
occlusale éventuellement unilatérale) et morphologique (incidence dysocclusale).
De  même,  en  cas  de  suspicion  de  lithiase  salivaire  sub-mandibulaire  l’examen
comprendra au minimum une  incidence ortho-occlusale  inférieure (canal de Wharton) et une
incidence dysocclusale postéro-antérieure (bassinet de la glande).
 
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : générateur de radiodiagnostic dentaire.
-  Type de détecteur : le tableau VI présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Tension : 90 kV si possible.
-  Intensité : comprise entre 7 et 10 mA.
-  Temps d' acquisition : se référer au tableau de commande.
-  Distance : utilisation d' un tube applicateur de faisceau de 20 cm.  
-  Collimation du faisceau : collimation cylindrique ou mieux rectangulaire.  
 
 
Tableau VI : Observations concernant les détecteurs utilisables pour les examens occlusaux
 
Détecteur  Observations
Film argentique
Emulsion  de  grande  sensibilité  compatible  avec  la  qualité  d’image
recherchée. (Type ISO E ou mieux type ISO F)
Capteur CCD/CMOS
Si les dimensions le permettent.
Phénomène de « blooming » possible aux tensions supérieures à 70 kV.
ERLM
Certains  capteurs  ERLM  se  rapprochent  par  leurs  dimensions  des  films
argentiques occlusaux.
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
-
la dose absorbée dans l’air (DA), en mGy, sur l’axe du faisceau à la
sortie du cône.  Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     54
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette  procédure  au  niveau  national.  On  peut  cependant  trouver  en  annexe  4  des  valeurs
relevées lors d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent :
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques).
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Pour  les  incidences  ortho-occlusales  réalisées  au  maxillaire  l' utilisation  d' une
protection de la glande thyroïde peut être indiquée.
 
3.2.2.  Radiographies exo-buccales
 
3.2.2.1 Radiographie panoramique
 
INTRODUCTION
Nom usuel de l’orthopantomographie (OPG).
Les  principales  indications  sont  les maladies  parodontales  (cf.  chapitre  2  §  2.2),  les
diagnostics  pathologique,  pré-chirurgical  et  traumatologique  (cf.  chapitre  2  §  2.4),  le
diagnostic  implantaire  (cf. chapitre 2 § 2.5),  les nouveaux patients  (cf. chapitre 2 § 2.6),  les
patients
édentés  (cf. chapitre 2 § 2.7),  l’analyse du  stade de dentition 
(cf. chapitre 2 § 2.9), Guide des indications et des procédures des
examens radiologiques en odontostomatologie.2006     55
l’analyse des articulations  temporo-mandibulaires (cf. chapitre 2 § 2.11),  l’analyse des sinus
(cf. chapitre 2 § 2.12).
 
Quelle que soit son  indication  la radiographie panoramique doit  toujours être réalisée
selon les mêmes principes et doit répondre aux mêmes critères de qualité.
 
En phase préparatoire :
-  interrogatoire du patient  sur  le but de  la demande,  examen  clinique,  recherche des
clichés antérieurs,
-  retrait  de  tout  objet métallique  en  interférence  possible :  boucles  d’oreille,  collier
métallique,  piercing,  pinces  ou  barrettes  à  cheveux,  prothèses  et  dispositifs  orthodontiques
amovibles, etc…
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·   Visualisation
Visualisation nette
-  le maxillaire : du canal incisif à la tubérosité,
-  la mandibule : de la symphyse mentonnière au trigone rétro molaire,
-  les  branches  montantes  (ramus)  de  la  mandibule,  les  coronés  (processsus
coronoïdes), les condyles et articulations temporo-mandibulaires,
-  la  partie  antérieure  des  cavités  nasales  et  des  sinus  maxillaires  jusqu’aux
orbites,
-  les planchers d’orbites,
-  les tissus mous périphériques.
 
Visualisation accessoire
-  latéralement  le  rachis  cervical  apparaît  déformé  et  dédoublé  en  raison  du
principe  de  l’OPG.  Il  permet  le  repérage  topographique  approché  d’éventuelles
adénopathies calcifiées,
-  peut se deviner le palais mou, l’épiglotte et l’oropharynx,
-  les glandes salivaires principales surtout en cas de lithiases radio-opaques.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     56
·  Reproduction critique
- Cliché réalisé en bout à bout incisif.
- Sans agrandissement ni raccourcissement du bloc incisif.
- Bon équilibre droite/gauche sans rotation ni inclinaison de la tête.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Position du patient :
Assis ou debout selon le type d’appareillage.
Le dos le plus droit possible, les cervicales dans l’alignement du tronc sans projection
vers l’avant, les épaules basses.
En bout à bout incisif, le plan d’occlusion légèrement incliné vers le bas en fonction de
l’angle inter incisif et des pro-alvéolies existantes.
Sans  rotation de  la  tête  sauf  en  cas d’asymétrie  nette où  l’on  recherchera  l’équilibre
droite/gauche.
 
- Volume exploré :
Transversalement,  la  totalité  de  l’étage  facial  d’une  région  auriculaire  à  l’autre,  en
hauteur du cartilage cricoïde aux planchers orbitaires.
 
- Nature et nombre des incidences :
De  préférence  une  incidence,  mais  certains  cas  très  complexes  peuvent  amener  à
réaliser plusieurs clichés. Plus de trois incidences sont à proscrire.
 
 
·  Paramètres techniques
-  Type  d’appareillage :  Générateur  de  radiographie  panoramique  marqué  CE  
ou NF.
-  Position du  tube : Légère  inclinaison du  tube  (5 à 10°) avec  rayon central de
bas en haut durant toute la rotation.
-  Type  de  détecteur :  le  tableau VII  présente  les  types  de  détecteurs  utilisables
ainsi que les observations associées.

Tension : Réglable selon la corpulence de 65 à 85 kV. Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     57
-  Foyer : Foyer fin 0,6x0,6 mm ou inférieur.
-  Intensité : Réglable de 6 à 20 mA.
-  Temps de rotation : de 13 à 21 s.
-  Distance foyer-film : de 50 à 60 cm selon les appareils.
-  Filtration : Permanente : 1,2 mm ; totale 2,7 mm équivalent aluminium.
 
 
Tableau  VII :  Observations  concernant  les  détecteurs  utilisables  en  radiographie
panoramique
Détecteur  Observations
Film argentique  Couple écran/film approprié (film lent-écran rapide)
Capteur
CCD/CMOS
Permet le travail de l’image grâce à des logiciels de traitement spécifiques.
ERLM  Permet le travail de l’image grâce à des logiciels de traitement spécifiques
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour  quantifier  l’exposition  délivrée  au  patient  au  cours  de  cet  examen,  plusieurs
grandeurs dosimétriques peuvent être retenues :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  en mGy,  délivrée  sur  l’ensemble  du  temps  de
rotation. La mesure de cette grandeur est réalisée sur patient ou fantôme au niveau de la fosse
occipitale,
- le produit dose*largeur, (PDl) en mGy.mm, pour une rotation du faisceau. Le produit
dose*largeur  est  une  grandeur  qui  prend  en  compte  la  dose  dans  l’air  à  l’entrée  de  la
collimation  secondaire  délivrée  sur  l’ensemble  du  temps  de  rotation.  La  largeur  prise  en
compte est la largeur horizontale du faisceau de rayons X mesurée également à l’entrée de la
collimation secondaire,
- le produit dose*surface (PDS) en mGy.cm2
, pour une rotation du faisceau. Le produit
dose*surface est le produit du PDl par la longueur verticale du faisceau de rayons X mesurée
à l’entrée de la collimation secondaire.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
La  commission  européenne  recommande  d’effectuer  des  études  complémentaires
avant
d’adopter une méthode de mesure (probablement le PDS). Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     58
 
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
A  titre  indicatif, on peut donner  les niveaux de  référence et  les valeurs moyennes de
quelques pays européens (cf. tableau VIII).
 
 
Tableau VIII : Niveaux de référence et valeurs moyennes des indicateurs dosimétriques dans
quelques pays européens
Valeur numérique
Pays  Grandeur choisie
Moyenne  75ème percentile
Espagne  DE (mGy) à la fosse occipitale  0,5  0,7
Royaume-Uni  PDl (mGy.mm)  57  67
Finlande  PDS (mGy.cm2
)  92  120
Grèce  PDS (mGy.cm2
)  101  117
 
 
• Données nationales
Il n’existe pas à  l’heure actuelle de niveau de référence diagnostique spécifique à cet
examen au niveau national. On peut cependant  trouver en annexe 4 des valeurs relevées  lors
d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Une  réduction  significative  peut  être  obtenue  par  les  différentes  techniques  de
numérisation qui permettent une réduction des  incidences et de  l’exposition  tout en obtenant
un requis diagnostique suffisant.  
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Le  cliché  peut  éventuellement  être  réalisé  en  bouche  ouverte  ou  bien  en  occlusion
dents  serrées  en  cas  de  trismus,  en  post-traumatique,  après  intervention  voire  en  cours
d’évaluation ODF (visualisation de la congruence des dents antagonistes.)
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     59
3.2.2.2 Radiographie standard « face basse »
 
INTRODUCTION
Les  indications  en  sont  très  limitées :  après  examen  du  panoramique  dentaire,  elle
permet de visualiser  l’ensemble de  la mandibule  et parfois  la position vestibulo-linguale du
canal mandibulaire par rapport aux troisièmes molaires dans le sens vestibulo-lingual.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Visualisation de l’ensemble de la mandibule.
 
·  Reproduction critique
- Reproduction « symétrique » de la mandibule : projection de la limite supérieure des
rochers à hauteur du tiers inférieur des orbites.  
- Projection symétrique des condyles mandibulaires.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
 
·  Description de la procédure
- Matériel  de  radiologie  générale  ou  appareillage  dédié  à  l’imagerie  dento-maxillo-
faciale.
- Limite anatomique : exposition unique de l’ensemble de la mandibule.
- Mesure de protection :  localisateur en appui front-nez-plaque  limitant  le champ à  la
mandibule (15 à 18 cm), éventuellement tablier plombé chez la femme enceinte.
- Position du patient : verticale.
- Position de la tête du patient : flexion de la tête selon la procédure (appui front-nez-
plaque ou séquence spécifique sur appareil dédié).
- Rayon directeur : descendant, en  incidence postéro-antérieure avec appui front-nez-
plaque.
 
·  Paramètres techniques

Type d’appareillage : Générateur triphasé ou haute fréquence. Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     60
-  Type de détecteur : le tableau IX présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Champ d’exposition limité à la mandibule.
-  Tension : 65 à 70 kV.
-  Intensité : 150 mA.
-  Temps d’exposition : 0,5 à 0,7 s.
-  Charge : 80 à 120 mAs.
-  Contrôle automatique de l’exposition.
 
 
Tableau IX : Observations concernant les détecteurs utilisables en radiographie standard.
Détecteur  Observations
Film argentique  vitesse nominale classe 400
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE)  en  mGy,  sur  l’axe  du  faisceau  pour  chaque
exposition,
- le produit dose*surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs  dosimétriques  et  niveaux  de  référence  diagnostiques  dans  les  autres
pays européens
Pas de données disponibles.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     61
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette procédure au niveau national.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
La  première  étape  pour  réduire  les  doses  consiste  à  limiter,  pour  chaque  patient,  le
nombre  d’expositions  aux  seules  incidences  nécessaires  pour  répondre  aux  requis
diagnostiques.
 
Dans  un  deuxième  temps,  il  est  possible  de  diminuer  l’exposition  sans  nuire  à  la
qualité de l’image en optimisant certains paramètres d’acquisition :
-  l’augmentation  de  la  filtration  additionnelle  entraîne  une  diminution  de  la  dose  à
l’entrée du patient (DE) et donc du produit dose * surface (PDS),
- l’augmentation de la tension entraîne une diminution de la DE et donc du PDS,
- l’augmentation de la distance foyer-patient diminue la DE. Pour que cette diminution
se  traduise  au  niveau  du  PDS,  il  faut  simultanément  réduire  l’ouverture  du  diaphragme  en
gardant la même surface de champ au niveau du patient,
- l’augmentation de la charge (mAs) entraîne une augmentation de la DE et du PDS,
-  l’utilisation  d’un  collimateur  réduit  le  PDS  (pour  une  DE  donnée,  le  PDS  est
proportionnel à la surface de champ au niveau du patient).
 
On peut espérer une diminution de l’exposition par modification des détecteurs (films
asymétriques,  écrans  radioluminescents  à  mémoire)  à  condition  que  le  changement  de
détecteur s’accompagne d’une révision des paramètres d’acquisition entraînant une baisse des
doses délivrées.
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
 
L’intimité  des  relations  existant  entre  les  troisièmes  molaires  et  les  canaux
mandibulaires, constatées  sur  le cliché panoramique, conduit à  réaliser en  seconde  intention
une incidence face basse. Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     62
Si  la  discrimination  n’est  pas  obtenue  au  terme  de  ces  deux  évaluations  simples,  la
poursuite  du  bilan  comprendra  une  évaluation  sectionnelle  (le  plus  souvent  un  examen
scanographique).
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     63
3.2.2.3 Radiographie standard des sinus « Blondeau »
 
INTRODUCTION
La neuroradiologie a bien codifié et appelé les incidences de la tête.  
L’appellation « face haute » utilisée à tort dans le monde dentaire pour l’incidence de
Blondeau  entraîne  une  confusion  fâcheuse  avec  l’incidence  « face  haute »  ou  incidence  de
Steenhuis universellement établie par les radiologues.  
La vraie face haute est  l’équivalent de  la face basse mais « décalée » vers  le haut (en
réalité la face basse est le décalage vers le bas de l’incidence face haute…).
 
Les  indications  de  l’incidence  de  Blondeau  sont  devenues  très  limitées :  elles  se
résument au contrôle d’une sinusite après traitement.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Visualisation  globale  des  cellules  frontales,  de  la  plus  grande  partie  des  sinus
maxillaires, des contours orbitaires, des fosses nasales et des structures osseuses de la face, en
particulier des os zygomatiques, des massifs mastoïdiens et de leur pneumatisation.
 
·  Reproduction critique
- Reproduction des cavités sinusiennes.
- Visualisation  de  la muqueuse  épaissie  et  des  niveaux  liquidiens  sur  un  cliché  en
orthostatisme.
- Reproduction « symétrique » du crâne : projection de la limite supérieure des rochers
sous le bord inférieur des sinus maxillaires.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
Description de la procédure
- Type d’appareillage : matériel de radiologie générale voire spécifique.
- Limite anatomique : exposition unique de l’ensemble du massif facial.
- Mesure de protection :  cône  localisateur  limitant  le  champ de vue  au massif  facial
(15
à 18 cm), tablier plombé. Guide des indications et des procédures des
examens radiologiques en odontostomatologie.2006     64
-  Position  du  patient :  verticale,  assis,  appui  nez-menton  chez  l’enfant,  appui
mentonnier seul chez l’adulte.
- Position de la tête du patient : déflexion céphalique.
- Rayon directeur : horizontal.
 
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : générateur triphasé ou haute fréquence.
-  Type de détecteur : le tableau X présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.
-  Taille du foyer : 0,5 mm.
-  Filtration totale :  3 mm équivalent aluminium.
-  Champ de vue (FOV) : exposition limitée à l’ensemble du massif facial.
-  Tension : 65 à 70 kV.
-  Intensité : 150 mA.
-  Temps d’exposition : 0,5 à 0,7 s.
-  Charge : 80 à 120 mAs.
-  Contrôle automatique de l’exposition.
 
 
Tableau X : Observations concernant  les détecteurs utilisables en  radiographie standard des
sinus.
Détecteur  Observations
Film argentique  vitesse nominale classe 400
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE)  en  mGy  sur  l’axe  du  faisceau  pour  chaque
exposition,
- le produit dose*surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     65
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs  dosimétriques  et  niveaux  de  référence  diagnostiques  dans  les  autres
pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette procédure au niveau national.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
La  première  étape  pour  réduire  les  doses  consiste  à  limiter,  pour  chaque  patient,  le
nombre  d’expositions  aux  seules  incidences  nécessaires  pour  répondre  aux  requis
diagnostiques.
 
Dans  un  deuxième  temps,  il  est  possible  de  diminuer  l’exposition  sans  nuire  à  la
qualité de l’image en optimisant certains paramètres d’acquisition :
-  l’augmentation  de  la  filtration  additionnelle  entraîne  une  diminution  de  la  dose  à
l’entrée du patient (DE) et donc du produit dose * surface (PDS),
- l’augmentation de la tension entraîne une diminution de la DE et donc du PDS,
- l’augmentation de la distance foyer-patient diminue la DE. Pour que cette diminution
se  traduise  au  niveau  du  PDS,  il  faut  simultanément  réduire  l’ouverture  du  diaphragme  en
gardant la même surface de champ au niveau du patient,
- l’augmentation de la charge (mAs) entraîne une augmentation de la DE et du PDS,
-  l’utilisation  d’un  collimateur  réduit  le  PDS  (pour  une  DE  donnée,  le  PDS  est
proportionnel à la surface de champ au niveau du patient).
 
On peut espérer une diminution de l’exposition par modification des détecteurs (films
asymétriques,  écrans  radioluminescents  à  mémoire)  à  condition  que  le  changement  de
détecteur s’accompagne d’une révision des paramètres d’acquisition entraînant une baisse des
doses délivrées.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     66
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Le  cliché doit  être  réalisé bouche ouverte  (variante de WATERS)  afin de  tendre  les
parties molles du visage et améliorer ainsi la qualité de l’image.
 
L’exploration standard de 1ère
 intention des sinus devrait comprendre outre l’incidence
de Blondeau, une évaluation face haute en appui nez-front-plaque.
 
Pour  certains,  les  radiographies  standard des  sinus ne  sont plus  indiquées  et  seul un
examen sectionel sera réalisé.
L’imagerie tomographique volumique à faisceau conique est une technique émergente
prometteuse  Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     67
3.2.2.4 Téléradiographie de face
 
INTRODUCTION
Indications  de  l’examen :  analyse  frontale  des  dysmorphoses  dento-crânio-faciales
pour l’évaluation céphalométrique :  
-  initiale  lors de  la planification d’un  traitement d’orthopédie dento-faciale ou d’une
intervention chirurgicale maxillo-faciale (cf. arbre décisionnel),
- des corrections dento-faciales à la fin d’une phase de traitement fonctionnel,
-  des  corrections  dento-faciales  avant  la  fin  du  traitement  multibague,  si  les
informations  fournies  sont  susceptibles  d’influer  sur  les  finitions  du  traitement  ou  sur  la
contention,
- des corrections dento-faciales à la fin d’une préparation ortho-chirurgicale et après la
phase chirurgicale d’une intervention maxillo-faciale.  
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
 
·  Visualisation
Visualisation  nette  frontale  de  l’ensemble  des  structures  céphaliques,  des  points
anatomiques nécessaires aux analyses céphalométriques sans négliger les cavités aériques.
 
·  Reproduction critique
- Reproduction « symétrique » du crâne : projection de la limite supérieure des rochers
à  la  jonction  des  deux  tiers  supérieurs  et  du  tiers  inférieur  des  orbites  (tangage)  et
superposition des structures anatomiques médianes antérieures et postérieures (rotation)  
- Cliché réalisé en occlusion.  
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Limite anatomique : exposition unique de l’ensemble de la tête.
- Mesure de protection : On peut utiliser un collier  thyroïdien plombé si  le champ de
vue intercepte cet organe, plus particulièrement chez l’enfant.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     68
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : Installation fixe de radiologie générale dédiée souhaitée.  
-  Générateur triphasé ou haute fréquence à tension constante.
-  Type de détecteur : le tableau XI présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Taille du foyer : 0,5 mm.
-  Filtration totale : 2,5 mm équivalent aluminium.
-  Distance foyer/plan médian du patient :  
• supérieure à 1,5 m (céphalométrie annexée à un appareil panoramique),
•  à  4  mètres  (vraie  téléradiographie)  avec  un  appareillage  de  radiologie
générale.
-  Champ de vue (FOV) : 24 x 30 cm² maximum.
-  Tension :  
• 50 à 80 kV (céphalométrie annexée à un appareil panoramique),
• 120 kV + grille (avec un appareillage de radiologie générale à 4m).  
-  Intensité :  
•  4  à  15  mA  (variation  /  poids)  (céphalométrie  annexée  à  un  appareil
panoramique),
• 200 mA (avec un appareillage de radiologie générale à 4 m).
-  Temps d’exposition :  
• inférieur à 5 s (variation/poids),
• 0,20 s (avec un appareillage de radiologie générale à 4m).
-  Utilisation d’un céphalostat.
-  Plan de Virchow ou de Francfort (bord supérieur du conduit auditif externe-point
le plus déclive du plancher orbitaire) horizontal.
-  Contrôle automatique d’exposition si possible.
 
Tableau XI : Observations concernant les détecteurs utilisables en téléradiographie de face.
Détecteur  Observations
Film argentique  vitesse nominale classe 400
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400
 
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     69
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
 
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE)  en  mGy,  sur  l’axe  du  faisceau  pour  chaque
exposition,
- le produit dose*surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
La commission européenne attend des études dosimétriques supplémentaires en terme
de dose à l’entrée du patient (DE) et de produit dose*surface (PDS) pour établir un niveau de
référence diagnostique européen.
 
• Grandeurs et niveaux dans les autres pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il n’existe pas, à  l’heure actuelle, de niveau de référence spécifique à ce protocole au
niveau  national. On  peut  cependant  trouver  en  annexe  4  des  valeurs  relevées  lors  d’études
dosimétriques réalisées par l’IRSN.
On peut, en outre, noter qu’il existe un niveau de  référence diagnostique national en
radiologie classique pour la radiographie de crâne en incidence de face. Il est défini comme la
dose à  l’entrée du crâne  (DE) et  fixé à 5 mGy.  Il  faut cependant prendre en compte pour  la
téléradiographie  de  la  tête :  l’absence  de  grille  anti-diffusante,  la  plus  grande  distance
foyer/film  ainsi  que  le  contraste  recherché  différent  (modification  des  kV)  qui  laissent
supposer des valeurs de dose à l’entrée inférieures.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent toujours :
-
utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité
d’image recherchée, Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     70
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques) et limiter la collimation du faisceau.
La  limitation du champ d’exposition au complexe dento-facial permet de diminuer  la
dose efficace de moitié.
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Aucune.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     71
3.2.2.5 Téléradiographie de profil
 
INTRODUCTION
Indication de  l’examen : analyse sagittale des dysmorphoses dento-faciales ou dento-
facio-crâniennes pour l’évaluation céphalométrique :
-  initiale  lors de  la planification d’un  traitement d’orthopédie dento-faciale ou d’une
intervention chirurgicale maxillo-faciale,
- des corrections dento-faciales à la fin d’une phase de traitement fonctionnel,
-  des  corrections  dento-faciales  avant  la  fin  du  traitement  multibague,  si  les
informations  fournies  sont  susceptibles  d’influer  sur  les  finitions  du  traitement  ou  sur  la
contention,
- des corrections dento-faciales à la fin d’une préparation ortho-chirurgicale et après la
phase chirurgicale d’une intervention maxillo-faciale.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
- Visualisation nette sagittale de l’ensemble des structures dento-faciales et des points
nécessaires aux analyses céphalométriques.
- Visualisation nette du profil cutané.
- Visualisation nette sagittale de l’ensemble de la tête (tables internes et externes) si la
dysmorphose le justifie.
 
·  Reproduction critique
-  Reproduction  de  profil  stricte  si  patient  symétrique :  superposition  des  plafonds
orbitaires (roulis) et des grandes ailes de l’os sphénoïde (tangage).
- Par convention le coté gauche du visage est contre le récepteur.
- Plan de Virchow ou de Francfort (bord supérieur du conduit auditif externe-point le
plus déclive du plancher orbitaire) horizontal.
- Cliché réalisé en occlusion.
 
 
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     72
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
-  Limite  anatomique :  exposition  unique,  selon  l’indication  clinique,  au  mieux  de
l’ensemble de la tête ou au minimum, de l’ensemble du complexe dento-facial (depuis le toit
des orbites jusqu’à la naissance du profil cutané du cou ; et depuis le profil cutané de la face
jusqu’à la moitié du foramen magnum).
- Mesure de radioprotection : On peut utiliser un collier thyroïdien plombé si le champ
de vue intercepte cet organe, plus particulièrement chez l’enfant.
 
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : Installation fixe de radiologie générale dédiée souhaitée.  
-  Générateur triphasé ou haute fréquence à tension constante.
-  Type de détecteur : le tableau XII présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Taille du foyer : 0,5 mm.
-  Filtration totale : 2,5 mm équivalent aluminium.
-  Distance foyer/plan médian du patient :  
• supérieure à 1,5 m (céphalométrie annexée à un appareil panoramique),
•  à  4  mètres  (vraie  téléradiographie)  avec  un  appareillage  de  radiologie
générale.
-  Champ de vue (FOV) : 24 x 30 cm² maximum.
-  Tension :  
• 50 à 80 kV (céphalométrie annexée à un appareil panoramique),
• 120 kV + grille (avec un appareillage de radiologie générale à 4m).  
-  Intensité :  
•  4  à  15  mA  (variation  /  poids)  (céphalométrie  annexée  à  un  appareil
panoramique),
• 200 mA (avec un appareillage de radiologie générale à 4 m).
-  Temps d’exposition :  
• inférieur à 5 s (variation/poids),
• 0,20 s (avec un appareillage de radiologie générale à 4m).
-  Filtre additionnel pour « tissus mous » entre le tube radiogène et le patient.
-  Rayon  directeur  passant  par  le  centre  des  olives  auriculaires  (conduits  auditifs
externes). Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     73
-  Utilisation d’un céphalostat.
-  Plan de Virchow ou de Francfort  (bord supérieur du conduit auditif externe-point
le plus déclive du plancher orbitaire) horizontal.
-  Contrôle automatique d’exposition si possible.
 
 
Tableau XII : Observations concernant les détecteurs utilisables en téléradiographie de profil
Détecteur  Observations
Film argentique  vitesse nominale classe 400
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
- le produit dose*surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
La commission européenne attend des études dosimétriques supplémentaires en terme
de dose à l’entrée du patient (DE) et de produit dose*surface (PDS) pour établir un niveau de
référence européen.
 
• Grandeurs et niveaux de référence diagnostiques dans les autres pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de niveau de référence diagnostique spécifique à ce
protocole au niveau national. On peut cependant trouver en annexe 4 des valeurs relevées lors
d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     74
On peut, en outre, noter qu’il existe un niveau de  référence diagnostique national en
radiologie classique pour la radiographie de crâne en incidence de profil. Il est défini comme
la dose à l’entrée du crâne (DE) et fixé à 3 mGy. Il faut cependant prendre en compte pour la
téléradiographie  de  la  tête :  l’absence  de  grille  anti-diffusante,  la  plus  grande  distance
foyer/film  ainsi  que  le  contraste  recherché  différent  (modification  des  kV)  qui  laissent
supposer des valeurs de dose à l’entrée inférieures.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent toujours :
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques) et limiter la collimation du faisceau.
La  limitation du champ d’exposition au complexe dento-facial permet de diminuer  la
dose efficace de moitié.
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Aucune.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     75
3.2.2.6 Téléradiographie axiale
 
INTRODUCTION
Envisageable  uniquement  avec  le  matériel  de  radiologie  générale,  à  4  mètres,  elle
répond  à  la  nécessité  d’une  exploration  tridimensionnelle  du  volume  céphalique  (plan  de
Francfort  vertical,  parallèle  à  la  plaque,  appui  du  vertex)  et  correspond  aux  exigences  de
Reboul  contrairement  à  la  « téléradiographie »  à  1,50 m  (5  pieds)  des  anglo-saxons  et  des
industriels constructeurs de panoramiques (figures 1 et 2).
L’indication est celle d’une asymétrie le plus souvent basale.
 
Figure  1 : Montage  tridimensionnel  selon REBOUL.
Avec une distance foyer-plaque de 5 pieds (1,52 m), la
différence de taux d‘agrandissement différente selon la
position  des  points  par  rapport  au  film,  est  sensible :
les  points  homologues  ne  sont  pas  sur  les  lignes  de
rappel.
Figure  2  : Le montage  tridimensionnel  selon REBOUL,
en téléradiographie vraie à 5 m. Le taux d‘agrandissement
est  réduit,  les points homologues  se  trouvent bien  sur  les
lignes de rappel.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
 
·  Visualisation
Visualisation nette frontale de l’ensemble des structures céphaliques, des points
anatomiques nécessaires aux analyses céphalométriques sans négliger les cavités aériques.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     76
 
·  Reproduction critique
- Reproduction « symétrique » du crâne : projection de la limite supérieure des rochers
à  la  jonction  des  deux  tiers  supérieurs  et  du  tiers  inférieur  des  orbites  (tangage)  et
superposition des structures anatomiques médianes antérieures et postérieures (rotation).
- Cliché réalisé en occlusion.  
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Limite anatomique : exposition unique de l’ensemble de la tête.
 
·  Paramètres techniques
-  Type d’appareillage : Installation fixe de radiologie générale dédiée souhaitée.  
-  Générateur triphasé ou haute fréquence à tension constante.
-  Type de détecteur : le tableau XIII présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Taille du foyer : 0,5 mm.
-  Filtration totale : 2,5 mm équivalent aluminium.
-  Distance foyer/plan médian du patient : 4 mètres.
-  Champ de vue (FOV) : 24 x 30 cm² maximum.
-  Tension : 120 kV + grille.
-  Intensité : 200 mA.
-  Temps d’exposition : 0,20 s.
-  Utilisation d’un céphalostat.
-  Plan de Virchow ou de Francfort (bord supérieur du conduit auditif externe-point
le plus déclive du plancher orbitaire) vertical.
-  Contrôle automatique d’exposition si possible.
 
 
Tableau XIII : Observations concernant les détecteurs utilisables en téléradiographie axiale.
Détecteur  Observations
Film argentique  vitesse nominale classe 400
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     77
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs  dosimétriques  caractérisant  l’examen  Grandeurs  dosimétriques
caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE)  en  mGy,  sur  l’axe  du  faisceau  pour  chaque
exposition,
- le produit dose*surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs dosimétriques et niveaux dans les autres pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il n’existe pas, à  l’heure actuelle, de niveau de référence spécifique à ce protocole au
niveau national.  
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Les  recommandations  habituelles  pour  réduire  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent toujours :
- utiliser les tensions les plus élevées compatibles avec la qualité d’image recherchée,
- réduire le nombre total de mAs (notamment en diminuant le temps d’exposition afin
de diminuer les risques de flous cinétiques) et limiter la collimation du faisceau.
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Aucune
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     78
3.2.2.7 Sialographie
 
INTRODUCTION
Indications :  analyse  des  pathologies  des  canaux  excréteurs  des  glandes  parotides  et
sub-mandibulaires.
Etapes préparatoires :  
-  l’échographie  et/ou  un  examen  radiologique  standard  à  la  recherche  d’une  lithiase
radio-opaque peut précéder la sialographie,
  - l’examen doit être réalisé en dehors de toute poussée inflammatoire ou infectieuse.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Visualisation,  par  opacification,  de  l’ensemble  des  canaux  excréteurs  de  la  glande
étudiée, y compris le canal excréteur principal jusqu’à la cavité orale.
 
·  Reproduction critique
Reproductibilité des incidences réalisées avant injection, en réplétion et en évacuation.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Limite anatomique : exposition de l’ensemble de la glande et de son canal excréteur.
- Position du patient : décubitus dorsal ou orthostatisme selon l’appareillage.
- Procédure :
- cathétérisme du canal excréteur,
-  injection  de  1,5  cc  (glande  sub-mandibulaire)  ou  de  2  cc  (glande  parotide)
d’un produit de contraste hydrosoluble à 350 mg/ml,
- arrêt de l’injection en cas de douleur.
 
·  Paramètres techniques
-  Générateur : triphasé ou haute fréquence.
-  Taille du foyer : 0,5 mm.

Filtration totale :  3 mm équivalent aluminium. Guide des indications
et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     79
-  Type de détecteur : le tableau XIV présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.
-  Champ de vue (FOV) : exposition limitée à l’ensemble de la glande analysée (y
compris son canal excréteur).
-  Tension : 60 à 70 kV.
-  Intensité : 200 mA.
-  Temps d’exposition : 0,8 à 1 s.
-  Nombre d’incidences :  
- Glande sub-mandibulaire : 2 clichés sans préparation (profil + défilé
maxillaire), 3 clichés en réplétion, 1 en évacuation,
- Glande parotide : 1 cliché sans préparation, 2 clichés en réplétion, 1 en
évacuation. Il convient de ne pas négliger l’incidence verticale (ou axiale) qui
objective le prolongement pharyngé de la glande qu’on ne voit que dans cette
incidence et qui est souvent tumoral.
 
 
Tableau XIV : Observations concernant les détecteurs utilisables en sialographie
Détecteur  Observations
Film argentique  au mieux couple film monocouche-écran type mammographie  
Capteur CCD  équivalent classe 400
ERLM  équivalent classe 400
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE),  sur  l’axe  du  faisceau,  en  mGy,  pour  chaque
exposition,
- le produit dose * surface, (PDS) en Gy.cm², pour chaque exposition. (Rappelons que
la  valeur  du PDS  affichée  au  pupitre  de  l’installation  est  surestimée  en  cas  d’utilisation  de
localisateur. En effet, les systèmes de mesure ou de calcul du PDS sont basés sur l’ouverture
du  diaphragme  et  ne  prennent  pas  en  compte  la  réduction  du  champ  d’exposition  par  le
localisateur).
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     80
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs dosimétriques et niveaux dans les autres pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il n’existe pas, à  l’heure actuelle, de niveau de référence spécifique à ce protocole au
niveau national.  
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
La  première  étape  pour  réduire  les  doses  consiste  à  limiter,  pour  chaque  patient,  le
nombre  d’expositions  aux  seules  incidences  nécessaires  pour  répondre  aux  requis
diagnostiques.
 
Dans  un  deuxième  temps,  il  est  possible  de  diminuer  l’exposition  sans  nuire  à  la
qualité de l’image en optimisant certains paramètres d’acquisition :
-  l’augmentation  de  la  filtration  additionnelle  entraîne  une  diminution  de  la  dose  à
l’entrée du patient (DE) et donc du produit dose * surface (PDS),
- l’augmentation de la tension entraîne une diminution de la DE et donc du PDS,
- l’augmentation de la distance foyer-patient diminue la DE. Pour que cette diminution
se  traduise  au  niveau  du  PDS,  il  faut  simultanément  réduire  l’ouverture  du  diaphragme  en
gardant la même surface de champ au niveau du patient,
- l’augmentation de la charge (mAs) entraîne une augmentation de la DE et du PDS,
-  l’utilisation  d’un  collimateur  réduit  le  PDS  (pour  une  DE  donnée,  le  PDS  est
proportionnel à la surface de champ au niveau du patient).
 
On peut espérer une diminution de l’exposition par modification des détecteurs (films
asymétriques,  écrans  radioluminescents  à  mémoire)  à  condition  que  le  changement  de
détecteur s’accompagne d’une révision des paramètres d’acquisition entraînant une baisse des
doses délivrées.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     81
CONDITIONS PARTICULIERES
Pièges :
- les bulles d’air à différencier d’une lithiase,
- 5 à 10 % d’échec du cathétérisme du canal excréteur de la glande sub-mandibulaire,
- risque d’extravasation ou de bourrage glandulaire en cas de volume  trop  important,
cathétérisme du seul bouquet massétérin de la parotide.
 
Il est possible de réaliser une exploration sialo-scanner (hydrosoluble dilué).
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     82
 3.2.2.8 Tomographie
 
INTRODUCTION
Les  principales  indications  sont  les  diagnostics  pathologique,  pré-chirurgical  et
traumatologique  (cf.  chapitre  2  §  2.4),  le  diagnostic  implantaire  (cf.  chapitre  2  §  2.5),
l’analyse des articulations temporo-mandibulaires (cf. chapitre 2 § 2.11).
La  tomographie  est  pour  l’instant  essentiellement  représentée  par  la  technique
classique qui bénéficie aujourd’hui de la numérisation.
L’avènement et  la diffusion de  techniques volumiques numérisées à faisceau conique
annonce une nouvelle approche sectionnelle.
En phase préparatoire :
- cliché panoramique de repérage.
-  retrait  de  tout  objet métallique  en  interférence  possible :  boucles  d’oreille,  collier
métallique,  piercing,  pinces  ou  barrettes  à  cheveux,  dispositifs  orthodontiques  amovibles,
etc…
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
Visualisation  nette  de  la  zone  interceptée  par  les  coupes  en  rapport  avec  le  but
recherché,  c’est  à  dire mise  en  évidence  des  structures  à  risques  pour  l’implantologie,  ou
discrimination,  de  seconde  intention,  coupe  par  coupe  de  structures  complexes  dans  un  but
morphologique  et  topographique  avec  évaluation  de  leurs  conséquences  sur  les  structures
dentaires, osseuses et cavitaires de voisinage.
 
Visualisation accessoire : mise en évidence de structures non ou mal  identifiables sur
le cliché panoramique (exostoses, lithiases…).
 
·  Reproduction critique
Cliché réalisé en occlusion habituelle.
De préférence à l’échelle 1.
Si
possible avec collimation. Guide des indications et des procédures des
examens radiologiques en odontostomatologie.2006     83
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Position du patient :  
Assis ou couché selon le type d’appareillage.
Sur  les  appareils  dédiés  à  l’exploration  dento-maxillo-faciale,  le  dos  le  plus  droit
possible,  les  cervicales  dans  l’alignement  du  tronc  sans  projection  vers  l’avant,  les  épaules
basses.
En  occlusion  habituelle,  le  plan  d’occlusion  le  plus  horizontal  possible  mais  en
fonction de la base mandibulaire.
 
- Volume exploré :  
Fonction de la taille de la zone à explorer et de l’épaisseur des coupes (2 à 8 mm).
 
  - Nature et nombre des incidences :
De préférence une incidence.
 
·  Paramètres techniques
-  Position du tube : Faisceau central perpendiculaire à la zone à intercepter.
-  Type de détecteur : le tableau XV présente les types de détecteurs utilisables ainsi
que les observations associées.  
-  Tension : Réglable selon la corpulence de jusqu’à 85 kV.  
-  Intensité : Réglable de 2 à 15 mA.  
-  Temps de rotation par coupe: variable selon les appareils.
-  Distance foyer-film : Identique à la radio panoramique (50 à 60 cm).  
-  Filtration : Permanente de 2,7 mm d’aluminium ; des filtrations supplémentaires
peuvent être mises en place.  
 
Tableau XV : Observations concernant les détecteurs utilisables en tomographie
 
Détecteur  Observations
Film argentique  Couple écran/film approprié (film lent-écran rapide)
Capteur CCD  Permet le travail de l’image grâce à des logiciels de traitement spécifiques.
ERLM  Permet le travail de l’image grâce à des logiciels de traitement spécifiques
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     84
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour  quantifier  l’exposition  délivrée  au  patient  au  cours  de  cet  examen,  plusieurs
grandeurs dosimétriques peuvent être retenues :
-  la  dose  à  l’entrée  du  patient  (DE)  en mGy,  délivrée  sur  l’ensemble  du  temps  de
rotation. La mesure de cette grandeur est réalisée sur patient ou fantôme au niveau de la fosse
occipitale,
- le produit dose*largeur (PDl) en mGy.mm, pour une rotation du faisceau. Le produit
dose*largeur  est  une  grandeur  qui  prend  en  compte  la  dose  dans  l’air  à  l’entrée  de  la
collimation  secondaire  délivrée  sur  l’ensemble  du  temps  de  rotation.  La  largeur  prise  en
compte est la largeur horizontale du faisceau de rayons X mesurée également à l’entrée de la
collimation secondaire,
- le produit dose*surface (PDS) en mGy.cm2
, pour une rotation du faisceau. Le produit
dose*surface est le produit du PDl par la longueur verticale du faisceau de rayons X mesurée
à l’entrée de la collimation secondaire.
 
·  Niveaux de doses
• Recommandations de la Commission européenne
Pas de données disponibles.
 
• Grandeurs  dosimétriques  et  niveaux  de  référence  diagnostiques  dans  les  autres
pays européens
Pas de données disponibles.
 
• Données nationales
Il  n’existe  pas,  à  l’heure  actuelle,  de  niveau  de  référence  diagnostique  spécifique  à
cette  procédure  au  niveau  national.  On  peut  cependant  trouver  en  annexe  4  des  valeurs
relevées lors d’études dosimétriques réalisées par l’IRSN.
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Une  réduction  significative  peut  être  obtenue  par  les  différentes  techniques  de
numérisation qui permettent et une réduction des  incidences et une réduction de  l’exposition
tout
en obtenant un requis diagnostique suffisant. Guide des indications et
des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006    
85
Autant  que  de  possible  on  utilisera  les  techniques  de  collimation  qui  permettent  de
réduire significativement les doses délivrées.
 
 
 
CONDITIONS PARTICULIERES
A  noter  l’apparition  d’appareils  dédiés  à  l’étage  maxillo-facial,  travaillant  selon  le
principe  du  faisceau  conique  qui  par  l’acquisition  d’un  volume  avec  un  temps  de  pose
équivalent à une panoramique, permettent outre  la réalisation de coupes tomographiques une
reconstruction 3D.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     86
3.2.3.   Scanographie
 
INTRODUCTION
La tomodensitométrie (ou scanner à rayons X) fait partie des techniques sectionnelles.
Souvent  utilisée  en  complément  des  techniques  conventionnelles  simples,  lorsque  celles-ci
s’avèrent  incomplètement  contributives,  elle  permet  de  discriminer,  coupe  par  coupe,  des
structures dento-maxillaires :
-  dans  un  but  d’évaluation  anatomique  discriminatif  (étude  morphologique  et
topographie  d’une  lésion  péri-apicale  ramenée  à  sa  racine  et  de  ses  rapports  avec  le  sinus,
d’un  élément  dentaire  inclus  par  rapport  aux  corticales,  aux  cavités  ou  au  canal
mandibulaire…),
- et/ou mensuratif (implantologie…),
-  voire  également  fonctionnelle  des  articulations  temporo-mandibulaires  (A.T.M.  en
occlusion et bouche ouverte),
 
La  reconstruction 3D de  surface performante  avec  éventuel  seuillage dentaire  relève
actuellement  du  scanner  mais  pourrait  dans  un  avenir  proche  être  concurrencée  par  les
possibilités de travail des techniques par faisceau conique,
Un développement particulier qui reste à évaluer pour l’orthopédie dento-faciale est la
céphalométrie scanner.
 
Les  indications  2D  du  scanner  dentaire  sont  à  discuter  avec  les  autres  techniques
d’imagerie  en  coupes moins  irradiantes :  tomographies  spiralées,  tomographies  volumiques
par la technique du faisceau conique intéressant les arcades ou une portion d’arcade.
 
 
REQUIS DIAGNOSTIQUES
·  Visualisation
L’image  imprimée doit être conforme dans son contraste et son noircissement à celle
apparaissant sur le moniteur de la console scanner ou de la console de travail déportée.
En implantologie, les reconstructions sont soumises à des impératifs biomensuratifs et
doivent être en taille réelle.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     87
Il convient d’éviter toute dérive par :
-  le  contrôle  régulier  de  leur  conformité,  du  respect  du  champ  d’acquisition  et  du
contrôle de la taille des reconstructions en implantologie,
-  le  réajustement,  si nécessaire, de  la « chimie » de développement et au  réglage des
densités de l’imprimante film-laser (maintenance),
- la lecture des planches sur négatoscope de bonne luminosité et homogène.
 
·  Reproduction critique
Les critères de qualité de l’image sont liés :
- à l’orientation correcte du patient (respect de plans anatomiques de référence),
- à son immobilité (pratiquement acquise avec les appareillages modernes),
-  au  choix  d’un  protocole  d’acquisition  économe  en  exposition  et  utilisant  un  filtre
adapté (« os » pour les images axiales et les reconstructions 2D, reconstructions en « détail »
pour la 3D),
- à l’utilisation d’un champ d’acquisition (F.O.V ou field of view) le plus conforme au
diamètre de  la  structure  examinée  (étroit  au maxillaire, plus  large pour  les ATM ou  la  tête
entière),
- au choix des fenêtres de travail assurant une bonne vision de la trame osseuse et une
bonne discrimination des corticales,
-  à  la  mise  en  concordance,  chaque  fois  que  nécessaire  pour  une  évaluation
biomensurative,  de  l’imprimante  film-laser  avec  les  images  de  la  reconstruction  2D  par
logiciel dentaire dédié (obligation en implantologie).
 
L’examen doit être  reproductible dans  le  temps  (suivi  thérapeutique dans  les mêmes
conditions que  l’évaluation  initiale) par  le respect des même plans d’orientation, de volumes
d’acquisition et de fenêtres de travail identiques ou peu différents.
 
 
DESCRIPTION DE LA PROCEDURE ET PARAMETRES TECHNIQUES
·  Description de la procédure
- Préparation du patient :
-  faire  retirer  les  prothèses  dentaires,  boucles  d’oreilles,  chaînes,  épingles  à
cheveux, 
piercings  et  tout  objet  métallique  des  régions  céphalique  ou 
cervicale, Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     88
pouvant  être  ôté  ou  éloigné  du  volume  d’acquisition,  susceptible  d’engendrer  des
artéfacts (comme les fermetures à glissière et les agrafes),
- patient en décubitus dorsal,
- respiration normale,
- contention céphalique efficace,
- demander au patient d’arrêter la déglutition au cours de l’acquisition, surtout
en mode monocoupe.
 
- Volume exploré : limité au volume utile
Plusieurs circonstances sont à considérer :
- soit une, voire deux arcades explorées successivement, selon des plans de référence
anatomiques  différents  (plan  palatin  pour  le  maxillaire  supérieur,  rebord  basilaire  pour  la
mandibule). Cela  concerne  bien  sûr  l’implantologie, mais  aussi  l’odontologie  dans  un  sens
plus  large  (inclusions et désordres dentaires, extension  lésionnelle kystique ou  tumorale…).
Le volume maxillaire englobe les dents et s’étend vers le haut jusqu’à la partie basse, incluse,
des sinus maxillaires et des fosses nasales (40 mm en moyenne en verticalité),
-  soit  les  articulations  temporo-mandibulaires,  occlusion  et  bouche  ouverte  (45  à  50
mm en verticalité venant à hauteur du plancher de la selle turcique),
- soit une évaluation céphalométrique auquel cas le volume exploré va de l’os hyoïde à
la  région  frontale,  au  dessus  des  échancrures  sus-orbitaires  (émergence  de  branches  du V)
pour l’orthopédie dento-faciale.
Le  même  protocole  est  étendu  jusqu’au  vertex,  donc  à  la  tête  entière,  en  cas  de
traumatisme cranio-facio-orbitaire étendu soit réduit dans les cas plus limités ou dans les cas
de dysraphie (fentes).
Dans  le  cas  d’une  suspicion  de  lésion  encéphalique  ou  la  recherche  d’un  hématome
sous-dural,  l’exploration  neuro-radiologique  du  cerveau  et  des  espaces  sous-arachnoïdiens
intéressera  l’ensemble  de  la  tête  au mieux  par  un  protocole  permettant  secondairement  une
reconstruction osseuse.
 
Pour  les reconstructions,  le  travail de  l’image se fait à partir des acquisitions  initiales
qui seront traitées sur une console de travail avec des logiciels spécifiques sans qu’intervienne
une nouvelle acquisition :
-
reconstructions 2D (logiciel dédié de type Dentascan), Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     89
-  3D de surface ou même en « volume  rendering », complétées éventuellement par
des reconstructions MIP (Maximum Intensity Projection)…
 
- Mesure  de  protection :  absence  ou  bascule minimale  du  statif  selon  la  déflexion
possible du patient.
 
·  Paramètres techniques
Le parc scanner est constitué d’appareils de conceptions différentes.
Les  constructeurs  semblent  soucieux  de  la  réduction  de  doses.  La  dose  n’est  plus
forcément « opérateur-dépendant » mais adaptée au volume et à  l’organe exploré  (profils de
dose).
Le « dentaire » se place, là aussi, en dehors du contexte médical général.
-  Tension (kV) : Selon les sujets, elle sera au maximum de 120 kV.  
-  Intensité  (mA)  et  charge  (mAs) :  l’augmentation  des kV doit  être  compensée par
une diminution des mAs, avec un maximum de 100 mAs selon les appareils et les
protocoles.  
-  Espacement des coupes  ou pas (pitch) de l’hélice: variable selon les appareils. Les
scanners monocoupes :  coupes millimétriques  jointives  (la  diminution  de  charge
est limitée par l’augmentation du bruit). Les scanners multicoupes : l’augmentation
du pas (pitch) diminue  la dose moyenne délivrée (sauf pour  les  types de scanners
où  la  variation  du  pitch  entraîne  automatiquement  une  variation  du  nombre  de
mAs).  
 
L’affichage des PDL (Produit Dose.Longueur) exprimés en mGy.cm par les appareils
permet de connaître  la dose délivrée et de contrôler  les progrès de  réduction de  l’exposition
par l’utilisation de protocoles plus adaptés.
 
Exemples indicatifs de paramètres d’acquisitions
1-  Protocole « dentaire » ou ATM
-  120 kV
-  100 mAs
*
 
-  FOV : 139 mm (dentaire) ou 150 mm (ATM)
-  haute résolution, filtre « os» ou équivalent
-  matrice 512 x 512 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     90
-  exemple de configuration de collimation : 16*0,75 mm
-  pas (« pitch ») = 1
-  inclinaison nulle du statif ou limitée  
-  longueur du volume exploré = 40 à 50 mm (ATM)
 
2-  Protocole Céphalométrie (ODF)
-  90 - 120 kV
-  50 - 100 mAs
*
 
-  FOV : 250 mm  
-  haute résolution, filtre  « os » ou équivalent
-  matrice 512 x 512
-  exemple de configuration de collimation : 16*0,75 mm
-  pas (« pitch ») = 1
-  inclinaison nulle du statif  
-  longueur  du  volume  exploré  =  175  mm  minimum  pour  la
céphalométrie
 
*
  il  existe  sur  certaines  installations  un  système  d’adaptation  des  mAs  suivant  la
morphologie des patients, le calcul de l’IDSV (ou CTDIvol) affiché à la console est alors sur la
base du nombre de mAs moyen appelé mAs effectif (mAseff).
 
 
OPTIMISATION DES DOSES DELIVREES
·  Grandeurs dosimétriques caractérisant l’examen
Pour quantifier l’exposition délivrée au patient au cours de cet examen, on considèrera
comme grandeurs dosimétriques pour chaque acquisition (cf. annexe 2) :
- l’Indice de Dose de Scanographie Pondéré (IDSP) en mGy. Il correspond au CTDIw
(weighted computed tomography dose index),
-  l’Indice  de  Dose  de  Scanographie  Volumique  (IDSV) en  mGy.  Il  correspond  au
CTDIvol (volume computed tomography dose index),
- le produit (dose x longueur) : PDL en mGy.cm.
 
·  Niveaux de doses
 
Il n’existe pas à l’heure actuelle de niveau de référence spécifique à
ce protocole. Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     91
 
  Rappelons,  à  toutes  fins  utiles,  que  les  valeurs  de  référence  pour  une  scanographie
standard de l’encéphale sont respectivement de 58 mGy pour l’IDSP et 1050 mGy.cm pour
le PDL, pour une seule acquisition.
 
  Il  est  néanmoins  difficile  de  prévoir  les  écarts  de  doses  entre  l’examen  standard  et
cette scanographie dentaire. En effet :
-  dans  le  cas  des  appareils  multi-coupes,  suivant  la  configuration  de  la
collimation  (16*0,75  mm,  12*0,75  mm,…),  on  peut  avoir  des  IDSP  très
différents (selon les machines) à l’IDSP de référence pour les coupes de 5 à 10
mm,
- de même, dans le cas des appareils monocoupes, l’épaisseur de coupe requise
en  dentaire  étant  de  1  mm,  on  peut  avoir  des  IDSP  supérieurs  (jusqu’à  un
facteur 2,5 selon les machines) à l’IDSP de référence pour les coupes de 5 à 10
mm.,
Il faut aussi tenir compte du fait que le nombre de mAs par rotation est très inférieur à
celui de l’examen du crâne standard, et que la longueur irradiée est également très inférieure
(4 à 5 cm) : ceci  diminue considérablement l’IDSP et le PDL,
La  détermination  précise  des  doses,  dans  ce  cas,  demande  donc  des  mesures
spécifiques, dans les conditions propres à cette procédure particulière.  
 
On  peut  néanmoins  donner  les  fourchettes  suivantes,  en  prenant  en  compte  les
paramètres techniques proposés et les différents types de scanners (cf. tableau XVI).
  On  peut  également  présenter  les  paramètres  et  indices  de  dose  pour  des  protocoles
« céphalométrie » d’après une étude de l’IRSN (cf. tableau XVII).
 
Tableau  XVI :  Exemples  de  paramètres  d’acquisition  et  d’indices  de  dose  pour  des
protocoles de scanner « dentaire » ou ATM.
 
HT  charge/rotation  pitch  longueur  IDSP  IDSV  PDL
(kV)  (mAs)    (cm)  (mGy)  (mGy)  (mGy.cm)
100  100  1  5  15  15  75
120  100  1  5  23  23  115
120  150  1  5  34,5  34,5  173
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     92
Tableau XVII : Paramètres d’acquisition et  indices de dose pour des protocoles de  scanner
« céphalométrie » (étude IRSN).
 
HT  charge/rotation  pitch  longueur  collimation  IDSV  PDL
(kV)  (mAs)    (cm)  (mm)  (mGy)  (mGy.cm)
120  200  1  17,5  16*0,75  31,2  546
120  50  1  17,5  16*0,75  7,8  137
90  50  1  17,5  16*0,75  3,6  62
 
 
·  Influence de la technique sur la dose délivrée au patient
Comme le montre le tableau XVII, il est néanmoins possible de diminuer l’exposition
sans  nuire  à  la  qualité  de  l’image,  en  optimisant  certains  paramètres  d’acquisition  dans  les
limites indiquées au § 2.2.
 
L’IDSP  et  le  PDL  sont  directement  proportionnels  à  l’intensité  (mA),  au  temps
d’acquisition (s), et donc à la charge par rotation (mAs). D’où l’importance, compte tenu de la
morphologie du patient, de limiter le nombre de mAs au minimum nécessaire.
En scanographie, la dose au patient augmente avec la tension appliquée au tube. Il est
donc recommandé de ne pas dépasser pour cet examen la tension de 120 kV.
 
CONDITIONS PARTICULIERES
Les sinusites ont fréquemment une origine dentaire, en cas de  lésion causale dentaire
unique leur caractéristique est d’être unilatérale, homolatérale à la pathologie.
Le  volume  d’exploration  scanner  des  sinus  devrait  englober  les  arcades  dentaires
maxillaires, structures peu sensibles aux rayons X.
En cas de  suspicion de  l’origine dentaire d’une pathologie  sinusienne  inflammatoire,
cela  permettrait  de  s’assurer  de  l’état  des  régions  radiculo-apicales  des  dents  antrales,  par
reconstructions 2D des acquisitions dento-maxillaires à l’aide d’un logiciel dentaire dédié.
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     93
4  Glossaire
 
·   « Blooming » :  phénomène  d’éblouissement  rencontré  avec  les  capteurs  CCD/CMOS
pour  les énergies élevées (> 70kV) dû au débordement de charges d’un pixel aux pixels
voisins.
 
·  Capteur CCD  (Charge Coupled Device = dispositif à  transfert de charge) : détecteur à
conversion  électrique  indirecte.  Ils  sont  composés,  d’une  part,  d’un  scintillateur  qui
convertit  les  rayons X  en  photons  lumineux  et,  d’autre  part  d’une matrice  (rangées  de
pixels) de silicium sensible à la lumière qui va créer les charges électriques à l’origine de
l’image numérique.
 
·  Capteur CMOS  (Complementary Metal Oxide  Semiconductor) :  détecteur  au  principe
de conversion similaire au CCD mais dont l’architecture et le procédé de fabrication sont
différents.  
 
·  Champ  de  vue  (FOV  =  field  of  view) :  dimensions  de  la  zone  que  l’on  choisit  de
visualiser.  Il  s’exprime  par  la  longueur  de  son  côté,  en  cm  ou  en mm.  En  radiologie
classique  il  peut  être  délimité  par  les  diaphragmes  ou  le  localisateur.  En  scanner  la
diminution  du  champ  de  vue  permet  d’augmenter  la  définition,  à  matrice  de
reconstruction égale, puisqu’une zone plus petite est représentée par le même nombre de
pixels.  La  conservation  du  rapport  Signal/Bruit  (RSB)  nécessite  une  augmentation  de
l’exposition.
 
·  Charge (nombre de mAs) : produit de l’intensité du courant traversant le tube (mA) par
le  temps  d’exposition  (s).  Dans  le  cas  où  l' intensité  est  variable,  il  faut  considérer
l' intégrale de l' intensité en fonction du temps. C’est un des paramètres d’exposition.
En radiologie classique on donne le nombre de mAs pour une exposition (par incidence),
qu' on calcule facilement par le produit mA*s. En scanographie on se réfère au nombre de
mAs  pour  une  rotation  du  tube.  La  charge  (mAs)  sur  une  rotation  est  le  produit  de
l’intensité qui traverse le tube pendant une rotation par la durée de la rotation. En cas de
modulation  de  l’intensité  en  cours  de  rotation,  il  faut  prendre  en  compte  l’intégrale  de
l’intensité en fonction du temps. On parle alors de « mAs effectifs ».
 
·  Détecteur :  élément,  isolé  ou  partie  d' un  ensemble,  qui  produit  un  signal  électrique  ou
lumineux en réponse à une stimulation par les rayons X.
 
·  Détecteur  en  radiologie  dentaire :  système  de  conversion  du  rayonnement X,  en  un
signal utilisable pour produire une  image. En radiologie dentaire,  il peut être argentique
(film), radioluminescent à mémoire (« plaques » ou écrans radioluminescents à mémoire)
ou à conversion électrique indirecte (capteurs CCD et CMOS).
 
·  Détecteur  en  scanographie  :  système  physique  de  conversion  du  rayonnement  X,
atténué par  la  traversée de  l' objet, en un  signal  électrique. Le détecteur  scanographique
élémentaire  est  un  cristal  scintillateur  ou  une  céramique  photoélectrique.  Les  éléments
sont disposés en arc ou en couronne, en une  rangée unique  (scanner monocoupe) ou en
plusieurs  rangs  (scanners  multicoupes)  dans  l’axe  Z.  Les  détecteurs  d’un  scanner
multicoupes  peuvent  être  de  taille  égale  ou  augmenter  de  taille  du  centre  vers  la
périphérie de la rangée.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     94
·  Diaphragmes : volets plombés situés en sortie du tube, permettant de délimiter le champ
d’entrée.  Ils  permettent  d’éviter  d’inclure  dans  le  rayonnement  primaire  des  zones
n’appartenant pas à la région d’intérêt de l' image et de diminuer le rayonnement diffusé.
 
·  Distance foyer détecteur (DFD) : distance, mesurée sur l' axe du faisceau, entre le foyer
du tube radiogène et le détecteur.
 
·  Dose absorbée : cf. annexe 2
 
·  Dose à l’entrée (DE) : cf. annexe 2
 
·  Dose efficace : cf. annexe 2
 
·  Dose équivalente : cf. annexe 2
 
·  Ecran  radio-luminescent  à mémoire  (ERLM) :  support  revêtu  d’une  couche  de  sels
luminescents  qui  emmagasinent  l’énergie  incidente  des  photons  X.  Cette  énergie  est
restituée  point  par  point  dans  un  lecteur,  sous  l’action  du  balayage  d’un  pinceau  laser,
sous forme d’un signal électrique, converti en image numérique.
 
·  Ecran  renforçateur  (intensificateur) :  support de matériau  radiotransparent  comportant
une  couche  de  sels  luminescents  qui  absorbent  l’énergie  incidente  des  photons  X  et
émettent  des  photons  lumineux.  Placé  au  contact  du  film  radiographique,  cet  écran
augmente  la réponse en noircissement de celui-ci. Le facteur d’intensification de  l’écran
exprime  cette  capacité  d’augmentation  de  noircissement  (rapport  de  l’exposition
nécessaire pour obtenir un noircissement donné avec et sans écran). Il augmente avec  la
taille  des  grains  de  l’écran,  ce  qui  implique  une  diminution  de  la  résolution  spatiale,
chaque  grain  correspondant  à  un  détail  sur  le  film.  Les  écrans  les  plus  efficaces,  dits
« rapides » ont donc un  facteur d’intensification élevé au détriment de  la  résolution,  les
écrans  à  grains  plus  fins,  dits  « lents »  ont  une  meilleure  résolution  mais  un  facteur
d’intensification moindre. Sensibilité du couple film-écran.
 
·  Epaisseur  de  coupe :  épaisseur  de  la  section  transverse  (du  patient  ou  du  fantôme)
explorée par une rangée de détecteurs à chaque rotation du tube. Dans le cas des scanners
multicoupe, on appelle « fenêtre d’irradiation » le produit de l’épaisseur de coupe T par le
nombre  n  de  rangées  de  détecteurs  actifs  (n=1  pour  les  scanners monocoupe).  Il  faut
distinguer  la  largeur  nominale  nT  de  la  fenêtre  d’irradiation,  affichée  au  pupitre,  de  sa
largeur  réelle, qui dépend de  la qualité de  la collimation primaire et de  la géométrie du
faisceau. C’est la largeur réelle qui intervient dans la dose délivrée au patient.
 
·   Examen Sectionnel : cf. imagerie sectionelle
 
·  Fantôme standard :  les fantômes sont des objets permettant de mesurer  les doses et/ou
de  tester  la  qualité  des  images  sans  exposer  le  patient.  Les matériaux  utilisés  doivent
avoir, en ce qui concerne  l’absorption et  la diffusion des  rayons X, des caractéristiques
les plus proches possibles de celles des tissus biologiques. Les fantômes standard ont une
forme (géométrique ou anthropomorphe), des dimensions et une composition (homogène
ou hétérogène) bien définies.
En  radiologie médicale  et  dentaire,  le  fantôme  RANDO ALDERSON  (qui  peut  être
commercialisé
sous d’autres appellations) est utilisé comme fantôme anthropomorphe.
Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     95
Pour la dosimétrie en scanographie, en particulier la mesure des IDS (CTDI), on utilise
deux cylindres de plexiglas de 15cm de longueur : de 16 cm de diamètre pour simuler la
tête, de 32 cm de diamètre pour simuler le tronc. Ces cylindres sont perforés au centre et
en périphérie pour y loger une chambre d’ionisation type « crayon » de 10 cm de long.
 
·  Fenêtre de  visualisation  :  intervalle  des  valeurs  d' absorption,  exprimées  en  unités
Hounsfield, entre  lesquelles on  répartit  les niveaux de gris de  la visualisation. Tous  les
pixels de valeur  supérieure  la  limite  supérieure de  l’intervalle apparaîtront blancs, Tous
les pixels de valeur  inférieure à  la  limite  inférieure de  l’intervalle apparaîtront noirs. La
valeur centrale de l’intervalle est le niveau de la fenêtre, l’échelle de gris est répartie de
part et d’autre de cette valeur. La  largeur de  la fenêtre définit  l’échelle des densités qui
seront  représentées ;  plus  la  fenêtre  est  large,  plus  le  nombre  de  structures  de  densités
différentes  visualisées  sera  élevé mais  au  prix  d’une  diminution  de  contraste  entre  ces
structures (l’œil humain ne distingue qu’environ 16 niveaux de gris).
 
·  Filtration : modification du spectre et de  l’intensité des rayons X par  la  traversée d’une
certaine épaisseur de matière. L’intérêt de  la filtration est d’éliminer  les composantes de
basse  énergie  du  rayonnement  et  d’améliorer  son  pouvoir  pénétrant  (rendement  en
profondeur).  
La filtration  inhérente du  tube est celle qui est due à ses propres composants (verre du
tube, huile de refroidissement, fenêtre de  la gaine). La filtration additionnelle est celle
qui est due à des filtres amovibles (en général en aluminium ou cuivre) interposés dans le
faisceau entre la sortie du tube et le patient. La filtration totale est équivalente à la somme
des  filtrations  inhérente  et  additionnelle.  En  radiologie  on  exprime  les  filtrations  en
épaisseur  équivalente d’aluminium  (mm Al),  c’est  à dire  en  épaisseur d’aluminium qui
produirait  les  mêmes  modifications  du  rayonnement  que  les  matériaux  réellement
traversés. La réglementation  impose une préfiltration minimale fonction de  l’application
(1,5 mm Al en radiologie dentaire et 2,5 mm Al en radiologie médicale).
 
·  Grille ou grille antidiffusante : dispositif pouvant être placé devant la surface réceptrice
du détecteur d’image pour  réduire  la contribution du  rayonnement diffusé à  l' exposition
de ce détecteur et améliorer ainsi le contraste dans l’image radiologique latente.
 
·  Imagerie  sectionnelle :  imagerie  utilisant  des  techniques  telles  que  la  tomographie
spiralée,  la  reconstruction  tomographique  par  faisceau  conique  (« cone  beam »),  le
scanner RX,  l’IRM. Ces  techniques présentent  l’avantage de fournir des coupes fines de
la  région  explorée  sans  superposition  des  structures  anatomiques  situées  de  part  et
d’autres.
 
·  Indice  de  Dose  de  Scanographie  (IDS)  ou  CTDI  (Computed  Tomography  Dose
Index) : cf. annexe 2
 
·  Indice  de  Dose  de  Scanographie  Pondéré  (IDSP)  ou  CTDIw  (weighted  computed
tomography dose index) : cf. annexe 2
 
·  Indice de Dose de Scanographie Volumique  (IDSV) ou CTDIvol  (volume  computed
tomography dose index) : cf. annexe 2
 
·  Intensité (mA) : intensité du courant dans le tube radiogène, s’exprime en milliampères.
C’est
un des paramètres d’exposition. Guide des indications et des procédures
des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     96
 
·  Justification :  premier  principe  fondamental  de  radioprotection.  C’est  l’opération
établissant  le  bénéfice  net  d’un  examen  par  rapport  au  préjudice  potentiel.  Le  plus
souvent,  le  rapport  avantage/inconvénient  s’établit  pour  un  individu  en  comparant  le
risque connu d’une technique d’imagerie par rapport aux autres techniques dont on attend
un résultat médical équivalent dans le cas particulier de cet individu. Mais le principe de
justification s’applique aussi en  tenant compte de  l’avantage pour  la société dans  le cas
d’un  dépistage  organisé  ou  la  recherche  bio-médicale  (en  recherche  bio-médicale  sans
bénéfice médical  direct,  par  exemple).  En  pratique,  la  justification  en  radiodiagnostic,
c’est  l’indication  de  l’examen  (cf.  chapitre  2).  Dans  la  directive  Euratom  97/43,  un
examen non justifié est interdit. L’indication doit être formelle.
 
·  Localisateurs  (et  cônes  localisateurs) :  dispositifs  métalliques,  en  forme  de  tronc  de
pyramide ou de cône, permettant de limiter strictement le champ d’entrée à la zone utile.
Il faut être vigilant en cas d’utilisation de  localisateurs avec  les dispositifs de mesure de
PDS : en effet, situés en aval des diaphragmes, ils peuvent entraîner une surestimation du
PDS affiché si leur ouverture proximale est inférieure à l’ouverture des diaphragmes.
 
·  Matrice  de  reconstruction (scanographie):  exprime  le  nombre  d’éléments  (picture
element  ou  pixel)  que  comporte  une  image  numérique  par  côté.  À  chaque  pixel  est
attribué un niveau de gris en fonction de la valeur d’absorption du voxel correspondant et
de  la  fenêtre  choisie.  Elle  comporte  un  nombre  (image  carrée)  ou  deux  (image
rectangulaire). Provenant d’un mode binaire, ce nombre est une puissance de 2 (128, 256,
512, 1024 etc.). La taille du point, élément déterminant de la résolution spatiale, s’obtient
en divisant le champ de vue (exprimé en cm ou mm) par la matrice. Ainsi, pour un champ
de 26 cm et une matrice de 512 x 512, chaque pixel aura un côté de 0,5 mm.
 
·  Niveaux de référence diagnostiques (NRD) : cf. annexe 3
 
·  Optimisation :  deuxième  principe  fondamental  de  radioprotection.  C’est  l’opération
permettant  d’obtenir  le  meilleur  résultat  médical  pour  la  moindre  dose.  Lorsqu’un
examen  est  nécessaire  (justifié),  il  doit  être  bien  fait  (optimisé). L’optimisation  impose
l’application de l’assurance de qualité. C’est le résultat d’une bonne pratique réalisée par
un professionnel bien  formé avec un équipement adapté à  la  technique et  régulièrement
contrôlé dans sa qualité.
 
·  Paramètres  d’exposition :  grandeurs  caractérisant  les  conditions  d’acquisition  d’une
image. Ces grandeurs étant par nature variables en fonction de la morphologie du patient
et  de  la  qualité  d’image  requise,  il  est  recommandé  de  ne  pas  utiliser  le  terme  de
« constantes  d’exposition ».    Il  existe  une  corrélation  directe  entre  les  paramètres
d’exposition  et  la  dose  délivrée  aux  patients.  Les  paramètres  physiques  d’exposition
sont :  la  tension  aux  bornes  du  tube  (kV),  l’intensité  du  courant  traversant  le  tube
radiogène (mA), le temps d’exposition (en secondes) et la charge (nombre de mAs). Les
paramètres  géométriques  sont  les  distances  foyer-détecteur  et  foyer-patient  et  les
dimensions du faisceau.
 
·  Pas (pitch) : en scanographie, la norme CEI 60601-2-44 définit le pitch comme le rapport
de  la  translation  « d »  du  lit,  pendant  une  rotation  du  tube,  par  la  largeur  « nT »  de  la
fenêtre  d’irradiation  (produit  de  l’épaisseur  de  coupe  par  le  nombre  de  rangées  de
détecteurs actifs) .  Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     97
p = d/nT
Lorsque le déplacement du lit pendant une rotation est égal à nT le pitch est égal à 1.  
 
·  Procédure  radiologique  :  description  de  toutes  les  étapes  de  la marche  à  suivre  pour
obtenir le résultat recherché. Elle doit être écrite.
 
·  Produit dose*largeur (PDl) en radiologie dentaire (panoramique) : cf. annexe 2
 
·  Produit dose*longueur (PDL) en scanographie : cf. annexe 2
 
·  Produit dose*surface (PDS) en radiologie médicale et dentaire : cf. annexe 2
 
·  Protection plombée et cache : dispositifs permettant de limiter l’exposition d’un organe
situé dans  le rayonnement primaire ou en bordure du champ d’entrée. Exemples : cache
thyroïde. En scanographie ont été proposés des écrans souples contenant du bismuth pour
les yeux, la thyroïde ou les seins. Ils ont l’inconvénient de dégrader l’image.
 
·  Qualité  d’image :  peut  être  quantifiée  par  la  résolution  en  densité  (ou  contraste)  et  la
résolution  spatiale  (ou définition). La capacité d’un détecteur  à  restituer,  en niveaux de
gris, la variation du nombre de photons du faisceau primaire après sa traversée de l’objet
caractérise  la  résolution en contraste. Sa capacité à discriminer deux  structures voisines
de petite taille caractérise la résolution spatiale, qui s’exprime en paires de lignes par cm
ou par mm (pl/cm ou pl/mm). Résolution spatiale et résolution en contraste (résolution en
densité)  ne  sont  pas  indépendantes,  et  cette  interdépendance  est  caractérisée  par  la
fonction  transfert  de modulation. Dans  l' acception  générale,  ce  paramètre  est  subjectif,
très dépendant de l' information recherchée pour un examen donné.
 
·  Rayonnement diffusé : photons émis lors de l’interaction du faisceau primaire de rayons
X  avec  la matière. En  dosimétrie,  on  considère  essentiellement  le  rayonnement  diffusé
par  le  patient  ou  par  un  fantôme.  Lorsqu’il  s’agit  des  photons  émis  dans  la  direction
inverse de celle du faisceau incident, on parle de rayonnement rétrodiffusé. L’importance
du  rayonnement  rétrodiffusé  à  l’entrée  du  patient  (ou  du  fantôme)  s’exprime  par  le
facteur de  rétrodiffusion à  l’entrée. Ce  facteur  intervient dans  l’expression de  la dose à
l’entrée.
 
·  Rayonnement  primaire  (ou  faisceau  primaire) :  rayonnement  provenant  directement
du tube à rayons X.
 
·  Reproduction critique : détails anatomiques (ou structures pathologiques) de petite taille
qui doivent être parfaitement définis sur le cliché.
 
·  Requis diagnostiques :  structures  anatomiques  (ou pathologiques) dont  la visualisation
est requise pour que l’image radiologique offre des conditions adéquates d’interprétation.
Entrent dans ce cadre; la visualisation et la reproduction critique.
 
·  Téléradiographie  Intra-Buccale  (T.I.B) :  cliché  radiographique  réalisé  selon  la
technique des « plans parallèles »  improprement et communément appelée  technique du
« long-cône ».  Cette  technique  nécessite  l’utilisation  d’un  porte-film,  assurant  des
conditions  strictes  d’orthogonalité  entre  le  film  et  le  rayon  directeur,  et  d’une  distance
foyer-sujet
supérieur à 40 cm. Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     98
 
·  Topogramme (scout-view) : en scanographie, image numérisée obtenue par déplacement
du  patient  ou  de  l’objet  devant  les  détecteurs  en  position  fixe  (180°  =  face,  ou  90°  =
profil). Il sert à placer les coupes en fonction de l’organe ou de la pathologie à explorer.
 
·  Temps d’exposition : durée d’émission des rayons X par le tube radiogène. Il s’exprime
en secondes (s) ou en millisecondes (ms). C’est un des paramètres d’exposition.
 
·  Tension  (voltage  ou  kilovoltage,  abréviation  =  kV) :  c’est  la  tension  aux  bornes  du
tube, c’est à dire la différence de potentiel, en kilovolts (kV), entre l’anode et la cathode
pendant le temps d’exposition. C’est un des paramètres d’exposition.
 
·  Visualisation : désigne  les éléments anatomiques qui doivent être visibles sur  le cliché,
mais dont les détails ne sont pas obligatoirement finement analysables.
 
·  Volume  d’investigation  (ou  volume  d’examen) :  dans  le  cas  d’un  examen
scanographique,  ce  terme  fait  référence  au  volume  corporel  qui  est  l’objet  des  coupes
scanographiques.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     99
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
5  Annexes
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     100
 
Annexe 1 : Evaluation du risque carieux
 
 
  Risque carieux
Facteurs de risque  Elevé  Faible
Examen clinique  - Lésions carieuses multiples
- Notion de récidive carieuse
- Pertes dentaires prématurées
- Défauts de formation de l’émail
- Anomalies génétiques des dents
- Nombreuses reconstitutions multi-
surfaces
- Reconstitutions de mauvaise qualité
- Pas de scellement de sillons
- Prothèses
- Traitement orthodontique fixe
- Pas de nouvelles lésions
- Pas de pertes dentaires
- Pas / peu de restaurations
- Restaurations anciennes intactes
- Scellement de sillons
- Pas de prothèse
Habitudes
alimentaires
- Régime à forte teneur en saccharose
- Allaitement prolongé (biberon ou
sein)
- Grignotage
- Pas / peu de consommations sucrées
Fluor  - Eau de boissons non fluorée
- Pas de supplémentation fluorée
- Pas de dentifrice fluoré
- Eau de boisson fluorée
- Supplémentation fluorée
- Dentifrice fluoré
Facteurs sociaux  - Privations sociales
- Santé dentaire familiale insuffisante
- Faibles connaissances sur l’hygiène
bucco-dentaire
- Fréquence de soins irrégulière
- Faible motivation
- Avantages sociaux
- Antécédents familiaux favorables
- « Conscience » bucco-dentaire
- Fréquence de soins régulière
- Forte motivation
 
Contrôle de plaque  - Brossage irrégulier
- Faible habileté manuelle
- Brossage fréquent
Salive  - Faible flux salivaire
- Faible pouvoir tampon
- Forte concentration en
Lactobacillus et Streptococcus
mutans
- Flux salivaire normal
- Fort pouvoir tampon
- Faible concentration en
Lactobacillus et Streptococcus
mutans
Histoire médicale  - Compromis thérapeutique
- Handicap
- Xérostomie
- Thérapeutiques à effets cariogènes
- Pas de problèmes médicaux
- Pas de problème physique
- Flux salivaire normal
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     101
 
Annexe 2 : Grandeurs et unités dosimétriques en radiologie diagnostique
 
Grandeurs générales
 
·  Dose  absorbée :  C’est  la  quantité  d’énergie  absorbée  par  unité  de  masse  de  matière
irradiée. Elle s’exprime en gray (Gy) ou en sous-multiple du gray (cGy, mGy, µGy).
La dose absorbée en un point est définie par le quotient D = dE/dm, où dE est l’énergie
moyenne cédée par le rayonnement ionisant à la matière dans un élément de volume dV
de masse dm.
En  pratique  on  considère  souvent  la  dose moyenne  absorbée  dans  un  volume  ou  un
organe particulier : elle est égale à la moyenne des doses en chaque point.
Quand le milieu considéré est l’air, on parle de dose absorbée dans l’air, DA.
 
·  Dose  à  l’entrée (DE)  du  patient  (ou  du  fantôme)  :  dose  absorbée  dans  l’air,
rayonnement diffusé inclus, au point d’intersection de l’axe du faisceau de rayons X avec
la peau du patient  (ou  la surface du  fantôme), à  l’entrée. On  l’exprime généralement en
milligrays (mGy).
 
·  Dose équivalente  (à un  tissu ou à un organe) : pour une même dose absorbée,  l’effet
biologique  d’une  irradiation  va  différer  selon  la  nature  du  rayonnement.  La  dose
équivalente permet de prendre en compte ce phénomène. Elle est égale à la dose moyenne
absorbée par un organe ou un tissu que multiplie un facteur de pondération caractérisant
le type et l’énergie du rayonnement. La dose équivalente s’exprime en sievert (Sv) ou en
sous-multiple  du  sievert  (mSv,  µSv).  Etant  donné  que  pour  les  rayons  X  utilisés  en
radiologie le facteur de pondération est égal à 1, la dose équivalente dans ce cas est donc
égale numériquement à la dose absorbée par un organe ou un tissu.
 
·  Dose efficace : c' est un indicateur des risques d’effets stochastiques, et non une grandeur
physique  directement  mesurable.  La  dose  efficace  permet  de  traduire  une  exposition
locale (en mGy) en terme d’exposition globale du corps entier en faisant intervenir deux
types de facteurs de pondération : ceux liés à la qualité du rayonnement et ceux liés à la
radiosensibilité  tissulaire. La dose efficace, E, est  la  somme des doses équivalentes aux
organes (en mSv) pondérées par un coefficient proportionnel à la sensibilité des tissus. La
dose efficace s’exprime aussi en Sv (ou mSv ou µSv).
 
 
5.1.1.1.1  Grandeurs spécifiques à des techniques et des procédures particulières
 
·  Produit dose*surface (PDS) en radiologie conventionnelle : c’est le produit de la dose
moyenne  absorbée dans  l’air, dans  la  section du  faisceau de  rayons X,  en  l’absence de
milieu rétrodiffusant (patient, fantôme), par la surface de cette section. Par convention, on
l’exprime  en Gy.cm², mais  certains  dispositifs  donnent  des  valeurs  en  cGy.cm²  ou  en
mGy.cm².  Attention,  ne  pas  dire  "Gy  par  cm²"  car  il  s' agit  d' un  produit  et  non  d' un
quotient.  
Le PDS peut être considéré comme une grandeur  indépendante de  la distance : en effet
lorsqu’on  s’éloigne  du  foyer  du  tube,  la  dose  décroît  comme  l’inverse  du  carré  de  la
distance 
alors  que  la  surface  augmente  comme  le  carré  de  la  distance. 
On  obtient Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     102
directement  le PDS sur de nombreuses  installations radiologiques grâce à des dispositifs
intégrés appropriés (chambre d’ionisation placée en sortie du tube ou logiciel de calcul).
 
·  Produit  dose*largeur  (PDl)  pour  la  radiographie  panoramique  dentaire :  cette
grandeur  adoptée  au  Royaume  Uni  pour  quantifier  les  expositions  associées  aux
techniques d’orthopantomographie est progressivement abandonnée au profit du produit
dose*surface  (cf. §  suivant). Le PDl est  le produit de  la dose dans  l’air à  l’entrée de  la
collimation  secondaire  délivrée  sur  l’ensemble  du  temps  de  rotation  par  la  largeur
horizontale  du  faisceau  de  rayons  X  mesurée  également  à  l’entrée  de  la  collimation
secondaire. Il s’exprime en mGy.mm, pour une rotation du faisceau.  
 
·  Produit dose*surface (PDS) pour la radiographie panoramique dentaire : c’est le
produit du PDl par la longueur verticale du faisceau de rayons X mesurée à l’entrée de la
collimation secondaire. Il s’exprime en mGy.cm2
, pour une rotation du faisceau.  
 
·  Indice  de  Dose  de  Scanographie  (IDS)  ou  CTDI  (Computed  Tomography  Dose
Index) : grandeur spécifique à la dosimétrie des scanners. En théorie, l’Indice de Dose de
Scanographie est égal à  l’intégrale du profil de dose (D(z))  le  long de  l’axe du scanner,
pour une rotation du tube, une configuration déterminée de détecteurs (nT) et une tension
donnée aux bornes du tube, divisé par la largeur nominale nT de la fenêtre d’irradiation.
En pratique, la mesure de l’IDS s’effectue sur une longueur limitée grâce à une chambre
d’ionisation type « crayon » ayant un volume sensible de 10 cm de long. Il s’exprime en
mGy
Ils existe de nombreuses « variantes » de  l’IDS (ou CTDI) :  il peut être défini dans  l’air
ou dans un  fantôme  standard, au centre ou  en périphérie du  fantôme. L’IDS  rapporté à
une charge de 1 mAs (ou de 100 mAs) est dit « normalisé ».
 
·  Indice  de  Dose  de  Scanographie  Pondéré  (IDSP)  ou  CTDIw  (weighted  computed
tomography dose  index) : cette grandeur prend en compte  la différence entre  les doses
au centre et en périphérie d’un fantôme cylindrique  standard.
IDSP = CTDIw = (1/3 IDScentre  +2/3 IDSpériphérie)
Lorsque  l’IDSP  est  rapporté  à  une  charge  de  1mAs  (ou  de  100mAs),  il    est  dit
« normalisé ».  Les  valeurs  des  CTDI  pondérés  et  normalisés  sont  fournis  par  les
constructeurs dans la documentation technique des scanners.
 
·  Indice de Dose de Scanographie Volumique  (IDSV) ou CTDIvol  (volume  computed
tomography dose index) : cette grandeur est dérivée de la précédente et prend en compte
la valeur du pas (pitch) de l’hélice d’acquisition des images.  
L’IDSV (ou CTDIvol) est égal à l’IDSP (ou CTDIw) divisé par le pitch.
Actuellement, la normalisation imposée par la CEI aux constructeurs de scanners conduit
à utiliser l’IDSV (ou CTDIvol) comme grandeur de référence et non plus l’IDSP.  
 
·  Produit  dose*longueur  (PDL)  en  scanographie  :  pour  chaque  acquisition,  c’est  le
produit de l’Indice de Dose de Scanographie Volumique (IDSV) par la longueur explorée
L. Il s’exprime en mGy.cm. Le PDL pour un examen complet est la somme des PDL pour
chaque acquisition.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     103
Annexe 3 : Niveaux de référence diagnostiques (NRD)
 
Le Code de la santé publique a introduit des doses de référence (NRD) comme outil pour
l’optimisation  des  actes  diagnostiques  utilisant  les  rayonnements  ionisants.  L’arrêté
d’application  du  12  février  2004  a  rendu  obligatoire  l’utilisation  des  NRD  en  radiologie
médicale et en médecine nucléaire. Ce n’est pas encore  le cas en odontostomatologie où  les
valeurs numériques des NRD ne sont pas encore disponibles à l’heure actuelle. Cependant les
praticiens  doivent  se  familiariser  avec  les  questions  de  dosimétrie  et  se  préparer  à  devoir
respecter  des  niveaux  de  référence  dans  un  avenir  proche.  Il  est  donc  important  de  bien
connaître la définition exacte des NRD et leur méthode de détermination.
 
 
·  Définition
 
Le Code  de  la  Santé  Publique  (article R.  1333-68) introduit  les  niveaux  de  référence
diagnostiques  dans  les  termes  suivants :  « Pour  les  examens  exposant  aux  rayonnements
ionisants les plus courants et pour les examens les plus irradiants, des niveaux de référence
diagnostiques de dose sont  fixés pour des examens  types sur des groupes de patients  types
ou  sur des matériaux  simulant  le  corps humain. Ces niveaux de  référence  sont  constitués
par  des  niveaux  de  dose  pour  des  examens  types  de  radiologie  (…).  Le  médecin  ou  le
chirurgien-dentiste qui  réalise un acte exposant aux  rayonnements  ionisants à des  fins de
diagnostic  prend  les mesures  nécessaires  pour  ne  pas  dépasser  les  niveaux  de  référence
diagnostiques ».  
 
Il ne s’agit donc en aucun cas de « limites de doses » au sens réglementaire du terme,
comme  il  en  existe  dans  le  Code  du  travail  pour  les  travailleurs  exposés  aux
rayonnements  ionisants.  Les  niveaux  de  référence  diagnostiques  ne  s’appliquent  pas
aux  expositions  individuelles,  cas  par  cas.  Ils  sont  établis  pour  une  procédure  courante,
pour des groupes de patients types ou pour un fantôme anthropomorphe standard.
Les  niveaux  de  référence  sont  des  indicateurs  dosimétriques  permettant  d’évaluer  la
qualité des équipements et des procédures du point de vue des doses délivrées. C’est un outil
pour l’amélioration des pratiques et l’optimisation des doses.
 
Les  NRD  sont  un  des  éléments  à  prendre  en  compte  pour  apprécier  globalement  les
pratiques  radiologiques,  sans  toutefois  constituer  une  ligne  de  démarcation  entre  bonne  et
mauvaise pratique. En effet, d’une part  il peut être  justifié, dans certains cas, que  les doses
délivrées  lors  d’un  examen  dépassent  les  niveaux  de  référence,  d’autre  part,  le  respect  des
niveaux de référence n’a de sens que si la qualité informative des images est satisfaisante.
 
 
·  Détermination
 
Les  valeurs  des  niveaux  de  référence  diagnostiques  sont  déterminées  à  partir  d’études
dosimétriques, par des experts représentants des organismes médicaux et scientifiques.
·  Ces niveaux sont prioritairement établis dans les domaines où l’on peut parvenir à
réduire considérablement les doses individuelles ou collectives, ou dans les cas où
une  diminution  de  la  dose  absorbée  entraîne  une  diminution  significative  du
risque :
-  pour les examens fréquents (y compris de dépistage),

pour les examens particulièrement irradiants (scanographie). Guide des
indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie.2006     104
·  L' élaboration pratique des niveaux de référence  implique une démarche en deux
temps.  Il  faut  tout  d’abord,  pour  un  type  d’examen  donné,  choisir  parmi  les
grandeurs dosimétriques susceptibles de caractériser  le niveau d’exposition,  la ou
les grandeurs auxquelles on va affecter des niveaux de  référence. Ensuite,  la
détermination de  la valeur numérique des niveaux de  référence va  reposer  sur
les données dosimétriques disponibles.
 
Ces grandeurs dosimétriques doivent répondre à un certain nombre de critères :
- être clairement définies et faciles à déterminer par la mesure et/ou le calcul,
- donner aux opérateurs une  indication de  l’importance de  l’exposition délivrée aux
patients,
- permettre des corrélations simples avec les paramètres techniques de la procédure et
les autres grandeurs dosimétriques d’intérêt,
- être adaptées à tout type de matériel radiologique courant.
 
Ces  grandeurs  dépendent  de  la  technique  radiologique  utilisée  (radiologie  classique,
scanographie,  panoramique…).  Le  fait  de  ne  pas  caractériser  le  niveau  d’exposition  d’un
examen par une grandeur unique, quelle que soit la technique utilisée, peut apparaître comme
un obstacle dans une démarche de justification et d’optimisation des pratiques radiologiques.
La  seule  grandeur  dosimétrique  qui  soit  commune  à  tout  type  d’exposition  est  la  « dose
efficace », et son utilisation pourrait être envisagée. Mais elle ne répond pas à deux des quatre
critères  énoncés  plus  haut.  En  effet,  la  « dose  efficace »  n’est  pas  une  quantité  physique
mesurable : elle se définit comme la somme des doses équivalentes aux organes, pondérées en
fonction  de  la  nature  des  tissus,  selon  un  consensus  proposé  par  la CIPR  60  (et  qui  est  en
cours de révision). Elle permet de traduire une exposition locale en terme d’exposition globale
et  de  quantifier  les  risques  d’effets  stochastiques :  c’est  là  que  réside  son  intérêt. C’est  en
outre un très bon outil de communication avec le public et les patients mais la dose efficace
n’est  pas  un  outil  approprié  pour  l’optimisation  des procédures  radiologiques dans  la
mesure  où  elle  n’a  pas  de  lien  direct  avec  les  caractéristiques  du  rayonnement  et  les
paramètres d’exposition. Or  les niveaux de  référence diagnostiques ne présentent d’intérêt
pratique que s’ils sont affectés à des grandeurs dosimétriques accessibles par la mesure.
 
·  Indicateurs retenus et valeurs numériques associées  
 
La  réglementation  française  relative  aux NRD  reprend  les mêmes  grandeurs  dosimétriques
que celles recommandées par la Commission européenne.  
Les grandeurs dosimétriques de référence en radiologie classique :
Elles  sont  au  nombre  de  deux.  Il  s’agit  de  la  dose  à  la  surface  d’entrée  du  patient  (DE)
exprimée en mGy et du produit Dose*Surface (PDS) exprimé en Gy.cm2
 
Les grandeurs dosimétriques de référence en scanographie :
Les  experts  de  la  Commission  européenne  en  ont  aussi  retenu  deux :  l’Indice  de Dose  de
Scanographie Pondéré (IDSP) et le produit Dose*Longueur (PDL).  
 
Pour  déterminer  les  valeurs  numériques  des NRD,  un  certain  nombre  de  pays  de  l’Union
Européenne, à partir de  larges campagnes de mesures, ont adopté  la méthode statistique dite
du 75ème
 percentile.
Cette méthode consiste à prendre comme niveau de référence la valeur du 75ème
 percentile des
doses mesurées, pour une procédure donnée, sur un grand nombre de patients répartis dans un
grand nombre de centres, représentatifs de la pratique radiologique d’un pays. Les niveaux de
référence  proposés  par  la Commission  européenne  découlent  de  la mise  en œuvre  de  cette
méthode.
Mais celle-ci est à l’heure actuelle inopérante en France. En effet
aucune campagne Guide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     105
de  mesures  systématiques  n’a  été  entreprise  à  ce  jour  permettant  d’avoir  des  données
suffisantes  pour  un  traitement  statistique  fiable  au  niveau  national.  A  titre  d’information,
l’annexe 4 présente quelques données dosimétriques issues d’études récemment réalisées par
l’IRSN sur quelques installations couvrant un grand nombre des pratiques.  
 
·  Utilisation et évolution des niveaux de référence diagnostiques
 
La réglementation existante en radiologie médicale devrait s’étendre à l’odontostomatologie :
dans  tous  les  centres  ou  les  cabinets  pratiquant  des  examens  radiologique,  sur  chaque
installation,  une  évaluation  périodique  des  grandeurs  dosimétriques  de  référence,  pour  des
procédures courantes (sur des fantômes standard ou des groupes de patients types) devrait être
réalisée et les résultats comparés aux valeurs des niveaux de référence.  
Si ces niveaux sont dépassés (sans  justification médicale et/ou  technique recevable) une
révision des procédures et un contrôle des  installations s’impose : une action correctrice doit
être envisagée. Les résultats de ces évaluations doivent être communiqués à  l’IRSN qui a en
charge la constitution d’une base de données dosimétriques à partir de laquelle sera envisagée
une révision périodiques des valeurs des NRD. Par ailleurs, les praticiens doivent archiver sur
place les résultats de leurs évaluations dosimétriques pour les tenir à la disposition des agents
du contrôle de la radioprotection.   
 
 
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     106
Annexe 4 : Etudes dosimétriques réalisées par l’Institut de Radioprotection
et de sûreté Nucléaire  
 
4.1 Objectif
Cette  annexe  présente  à  titre  indicatif,  quelques  données  dosimétriques  issues  d’études
réalisées par l’IRSN en 2004 et 2005 sur quelques installations couvrant un grand nombre des
pratiques.  
 
4.2 Matériel et méthode
 
Les  évaluations  dosimétriques  ont  été  réalisées  dans  5  établissements  réalisant  des
examens de radiologie odontostomatologique. Il s’agit de 2 services de radiologie hospitaliers,
un  service  de  radiologie  hospitalo-universitaire,  un  cabinet  de  radiologie  odonto-
stomatologique  et  un  cabinet  de  chirurgien-dentiste.  Elles  ont  été  mises  en  œuvre  en
collaboration  avec  des  odonto-stomatologistes  et  avec  l’appui  technique  de  manipulateurs
spécialisés.  
En  fonction des  installations disponibles,  les procédures  radiologiques  suivantes ont été
évaluées :  
·  la  radiographie  endo-buccale  (clichés  rétro  alvéolaires  de  canine  et molaire,  clichés
occlusaux),  
·  la radiographie panoramique (conventionnelle et numérisée),  
·  la téléradiographie de crâne (conventionnelle et numérisée),  
·  l’imagerie  sectionnelle  2D :  tomographie  spiralée  en  coupes  transverses  et
tangentielles,  
·  l’imagerie sectionnelle 3D :  
scanner crâne entier, maxillaire et mandibulaire,
tomographie volumique (région maxillaire complète et partielle).  
 
Pour chacune de ces procédures, des mesures ont été effectuées au moyen de dosimètres
thermoluminescents  au  fluorure  de  lithium  (TLD  sous  forme  de  pastille GR  200,  photo  1)
placés à la surface et à l’intérieur d’un fantôme anthropomorphe type Rando (photo 2) : dose à
la peau (DE) et au niveau d’organes d’intérêt (glandes parotides et sous maxillaires, thyroïde,
cristallins).  Les  paramètres  d’exposition  (haute  tension,  charge  et  temps  d’exposition)
sélectionnés sont ceux utilisés en routine pour un patient type.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4.3 Résultats
 
Les résultats présentés dans  le  tableau I concernent  les grandeurs dosimétriques qui sont
susceptibles d’être retenues pour exprimer les niveaux de référence (et non la dose efficace).
Il s’agit principalement de la dose à l’entrée du patient (DE) qui diffère suivant la procédure et
du  produit  dose.surface  (PDS)  qui  est  soit  calculé  soit  fourni  sous  forme  de  tables  par  le
fabricant.  
Photo 2 : Fantôme RANDO  Photo 1 : Dosimètres
thermoluminescents (TLD) Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     107
Tableau 
I : Exemples  indicatifs de paramètres d’exposition et données
dosimétriques mesurées pour  les procédures  courantes dans différents
services ou cabinets.
Procédure  Détecteur
Tension
nominale
(kV)
Charge (mAs)  Grandeur mesurée
Valeur
numérique
70  0,994  0,4 mGy
70  1,12  0,6 mGy
Cliché rétroalvéolaire d’une canine (maxillaire
supérieur) - mesures sur 3 installations différentes
Film argentique
70  1,4
DE
0,8 mGy
70  2,24  1,6 mGy  Cliché rétroalvéolaire d’une molaire (maxillaire
supérieur) - mesures sur 2 installations différentes
Film argentique
70  1,246
DE
0,5 mGy
Cliché occlusal maxillaire  Film argentique  70  2,97  DE  2,2 mGy
Cliché occlusal mandibulaire  Film argentique  70  2,97  DE  1,5 mGy
Téléradiographie à 4 m (face)  Film argentique  85  125  DE  0,3 mGy
Téléradiographie à 1,6 m (face)  Capteur CCD  85  19,6  DE  0,3 mGy
Téléradiographie à 4 m (profil)  Film argentique  80  100  DE  0,2 mGy
Téléradiographie à 1,6 m (profil)  Capteur CCD  85  12  DE  0,2 mGy
Film argentique  70  120
DE (fosse occipitale)
DE
°
 (sinus maxillaire)
0,2 mGy
0,6 mGy
DE (fosse occipitale)
DE
°
 (sinus maxillaire)
0,3 mGy
0,9 mGy  Capteur CCD  80  208,5
PDS*
  166 mGy.cm2
Radiographie panoramique
(mesures sur 3 installations différentes)
ERLM  77  260
DE (fosse occipitale)
DE
°
 (parotides)
0,9 mGy
2,1 mGy
Tomographie spiralée (coupes tangentielles)  ERLM  77  269  DE
 °
  25 mGy
Tomographie spiralée (coupes transverses)  ERLM  77  210  DE
 °
  20 mGy
Tomographie volumique à faisceau conique
(volume cylindrique limité -diamètre :40mm ;
hauteur :32 mm- de l’hémi-mandibule )
Capteur CCD
 
80  87,5
DE (commissure des
lèvres)
5,6 mGy
Tomographie volumique à faisceau conique
(volume maxillaire complet)
Capteur CCD  110  187  DE
°
  2,6 mGy
°
 dose maximale mesurée   
*
 valeur
relevée à la consoleGuide des indications et des procédures des examens
radiologiques en odontostomatologie.2006     108
 
Annexe 5 : Mesures spécifiques de radioprotection de l’enfant
 
Si  en  radiodiagnostic  odonto-stomatologique  les  doses  efficaces  sont  faibles  et  le
risque est minime,  le principe général de précaution admis par prudence amène à considérer
que des effets aléatoires (stochastiques) peuvent toujours se manifester (effets sans seuil).
 
  Le risque d’apparition d’effets stochastiques lors d’une radio-exposition est lié à l’âge.
La  radiosensibilité des  tissus, et plus particulièrement de  la glande  thyroïde au niveau de  la
sphère oro-faciale, diminue avec  l’âge et  l’espérance de vie des sujets plus âgés  rend moins
probable l’expression des effets stochastiques qui présentent une grande période de latence.
Ainsi, par  rapport à un  individu de 30 ans, un enfant de moins de dix ans  révèle un
risque multiplié par trois, et un adolescent un risque multiplié par deux.
 
 
  Pour  ces  deux  catégories  de  patients,  les  principes  de  justification  et  d’optimisation
s’imposent particulièrement.
 
  Tout examen radiographique ne doit être prescrit et réalisé que s’il apporte un bénéfice
direct au patient, notamment en modifiant  le diagnostic ou  le plan de  traitement. Toutes  les
prescriptions d’examens, notamment  les  examens de  contrôle,  sont obligatoirement  fondées
sur  l’analyse  de  l’histoire  et  sur  l’examen  clinique  du  patient. Aucun  examen  de  dépistage
systématique ne peut être réalisé.
 
  Les  recommandations  habituelles  pour  optimiser  les  doses  délivrées  aux  patients
s’appliquent  particulièrement,  notamment  pour  les  installations  à  destinée  à  l’odontologie
pédiatrique :
-  maintenance et contrôles de qualité des appareils,
-  choix des récepteurs,
-  utilisation  des  tensions  les  plus  élevées  compatibles  avec  la  qualité  d’image
recherchée,
-  réduction du nombre total de mAs notamment en diminuant le temps d’exposition,
-  collimation du faisceau.
 
Ainsi,  lors  de  la  réalisation  de  clichés  intra-buccaux,  l’utilisation  d’un  collimateur
rectangulaire,  lorsque  les  conditions  d’examen  le  permettent,  autorise  une  réduction
significative  de    l’exposition  (environ  60  %).  De  même,  lors  de  la  réalisation  de  clichés
panoramiques  ou  téléradiographiques  de  profil,  il  est  possible,  sur  certains  appareils,  de
limiter  le  volume  irradié  à  la  région  d’intérêt  :  respectivement  les  arcades  dentaires  et  le
complexe  dento-maxillo-facial.  Cette  procédure  est  particulièrement  indiquée  lors  des
examens de contrôle (25 à 50 % d’irradiation en moins).
 
Si  la collimation du  faisceau ne permet pas d’exclure  la glande  thyroïde ou un autre
organe, l’utilisation d’un collier thyroïdien ou d’un tablier plombé s’impose.
 Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie.2006     109
Annexe 6 : Conduite à tenir vis-à-vis d’une patiente enceinte ou susceptible
de l’être
   
 
L’irradiation  de  l’embryon  ou  du  fœtus  pose  des  problèmes  spécifiques  en  raison  de  la
sensibilité  particulière  du  « conceptus »  aux  radiations  ionisantes  et  de  l’angoisse  que  peut
susciter chez la future mère une exposition pendant la grossesse.  
L’effet tératogène et carcinogène allégué varie selon le temps écoulé depuis la conception, la
dose et l’étalement de cette dose.
Dans  la  mesure  du  possible,  chez  la  femme  enceinte  comme  chez  la  femme  en  âge  de
procréer,  on  doit  éviter,  avec  une  rigueur  accrue,  tout  risque  potentiel  (effets  sans  seuil)
pouvant induire des effets aléatoires (stochastiques).  
 
Toutefois, il n’a pas été démontré à ce jour d’effets quantifiables, chez l’enfant à naître, pour
des doses délivrées à l’utérus inférieures à 100 mGy.
Cette valeur est largement supérieure aux doses généralement délivrées en imagerie médicale
lors de  la plupart des procédures courantes de  radiologie ou de médecine nucléaire, à visée
diagnostique (Publication 84 de  la CIPR. Grossesse et  irradiation médicale. p.8.  IPSN. EDP
Sciences).
La dose de 100 mGy ne peut en effet être dépassée au niveau utérin que  lors de procédures
relativement longues, impliquant une exposition directe aux rayons X de la région abdomino-
pelvienne.  
Ce  cas  ne  se  présente  jamais  pour  les  examens  radiologiques  en  odontostomatologie.
Néanmoins, l’application du principe de précaution impose, même pour les faibles doses dues
au rayonnement diffusé, de prendre toutes les dispositions pour éviter le risque potentiel.
 
Le  praticien  qui  réalise  un  examen  radiographique  à  son  cabinet  ou  le  radiologue  à  qui
l’examen est délégué se doit d’être attentif aux interrogations de la patiente qui se confie à lui.
Il a le devoir de la rassurer en soulignant l’intérêt de l’examen, la modestie de la dose délivrée
et l’éloignement du champ de rayons X du volume utérin.
Ces  arguments  seront  d’autant mieux  perçus  et  admis  qu’il  lui  proposera,  pour  des  raisons
psychologiques, de la protéger par un tablier plombé.  
Cette précaution aura pour effet, pour la patiente, de poursuivre sereinement sa grossesse.

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